Faut-il instaurer un cours de bonheur à l’école ?

L’initiative peut faire sourire mais depuis quelques années elle fait des adeptes. Dans les pays germanophones, des établissements scolaires proposent à leurs élèves des cours pour apprendre à être heureux.

Cours de bonheur à l'école
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Depuis 2009, c’est plus de 2000 enseignants et professeurs qui au terme d’une formation continue de 12 semaine se sont formés et sont en mesure de donner des cours de bonheur. Tous ne dispensent pas un cours spécifiquement dédie à la matière, car " le bonheur n’est enseigné que dans 200 écoles en tant que matière à part entière ". Cela ne les empêche pourtant pas d’intégrer cette dimension dans leurs classes d’éthique ou de philosophie.

Mais pourquoi apprendre le bonheur ?

Guider les jeunes

A Francfort, on retrouve quelques établissement qui proposent cette fameuse option. C’est le cas de l’école alternative de IGS Süd qui donne la possibilité aux élèves de suivre des cours de bonheur et ce dès la quatrième.

Selon la Frankfurter Allgemeine, un quotidien allemand,  " La puberté est à la fois l’ennemi juré de l’idéalisme et un boite à outil très riche " et dans cette idée, les enseignants tentent d’aider les adolescents à se livrer et à dépasser leurs limitations.

Dans ces classes, comme en mathématique ou en français, les professeurs de bonheur donne des notes, suivant une méthode issuée de l’institut Fritz Schubert. " “Au lieu de contrôles de vocabulaire et de devoirs sur table, l’institut suggère que les élèves décrivent ce qu’ils ont appris dans leurs cours de bonheur et travaillent à un ‘projet joyeux’ sur le sujet de leur choix”, relate le quotidien allemand.

Sous forme de petit groupe, les élèves échangent, se livrent et développent leurs boites à outils pour avancer dans la vie. Ici l’objectif n’est pas tant d’être plus heureux, ni même de quantifier le bonheur, est-ce même quantifiable ? Mais l’enjeu est bien de parvenir à fournir aux jeunes les clés pour qu’il puisse s’affirmer en tant qu’individu à part entière, qu’il soit capable d’articuler ses idées. “Pour moi, faire entrer le bonheur dans le programme scolaire implique de considérer tous les élèves dans leur individualité et de les accompagner de façon personnalisée, et ce dans toutes les matières”, conclut une enseignante de bonheur chez nos confrères allemands.

Des cours de bonheur en Belgique ?

En Belgique pas de cours dédiés au bonheur prévu à l’horizon. Cependant,  certains principes défendus et inculqués dans ces leçons se retrouvent souvent explorés dans des cours d’éducation à la citoyenneté ou de philosophie. Ces cours réservés aux étudiants du dernier cycle secondaire abordent ces dimensions et essayent, à leur manière, de fournir aux jeunes les mêmes capacités que les fameux cours de bonheur allemand.

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