Deux ans de pandémie: l’impact sur l’école en cinq chiffres

Le bilan de ces deux ans de scolarité perturbés par la pandémie? Deux enquêtes s’y sont attelées.

élève devant son ordinateur durant le covid
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1,6 milliard

Selon l’ONU, 1,6 milliard d’élèves auraient été touchés par la fermeture de leur école durant la pandémie. Ce qui correspond à 94 % des élèves dans le monde.

70 %

Le secrétaire général de l’ONU António Guterres a rappelé que sans action, “dans les pays en développement, la part des enfants quittant l’école et qui ne savent pas lire pourrait passer de 53 à 70 %”.

17.000 milliards

La scolarisation perturbée de ces deux dernières années risque de faire perdre 17.000 milliards de dollars de revenus aux élèves et étudiants du monde entier. Notamment à cause du décrochage, de la fracture numérique et du manque de soutien dans les zones rurales et isolées.

1/3

En Belgique, une étude de l’UMons révèle que 34 % des enseignants ont pensé à arrêter leur métier durant la crise du Covid.

88 %

Les enseignants belges sont également 88 % à penser que la crise a renforcé les inégalités scolaires dans notre pays. Ils se sont sentis impuissants face au décrochage de leurs élèves.

Le point final

La situation des élèves est une préoccupation majeure de l’ONU. L’organisation craint des effets dramatiques dans les années qui viennent si les gouvernements ne prennent pas de mesures et s’ils ne se penchent pas sur les cas des élèves les plus vulnérables. Face aux innovations techniques et technologiques, à la perte de confiance envers les institutions et aux changements climatiques, António Guterres appelle à revoir les systèmes éducatifs. Actuellement, “ils peinent à transmettre les connaissances, compétences et valeurs dont nous avons besoin pour offrir un avenir meilleur, plus vert et plus sûr à toutes et à tous”. La société de demain doit donc être centrée autour de l’éducation.

En Belgique, l’enquête de Natacha Duroisin, chef de service de la Formation à l’UMons, met évidemment en lumière la fracture numérique, touchant les élèves mais aussi une partie des professeurs. Elle préconise également l’enseignement hybride pour les élèves de 4e, 5e et 6e secondaire pour diminuer la taille des classes, mais avec la préparation et l’outillage nécessaires.

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