Le prix du gaz repart à la hausse

Les prix du gaz européen continuaient de grimper mardi en raison des inquiétudes concernant les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance d'une importante usine américaine au Texas. Lundi, les prix du gaz avaient également déjà grimpé en flèche à la suite de prévisions météorologiques évoquant l'arrivée d'un temps plus froid dans certaines parties de l'Europe.

Gaz à Brighton
Gaz brûlant dans une cuisine à Brighton, le 2 février 2022 ©BelgaImage

Sur le marché principal du gaz d’Amsterdam, qui est déterminant pour le reste de l’Europe, le prix du gaz augmentait de plus de 10% mardi matin, pour atteindre près de 126 euros par mégawattheure peu avant 11 heures. Le prix du gaz TTF reste toutefois encore bien en dessous des sommets d’environ 350 euros atteints fin août, mais il est plus de quatre fois supérieur à la moyenne de ces dernières années.

Lundi, le gaz était déjà 16% plus cher, car on s’attend à ce que les Européens doivent augmenter le chauffage en raison de la menace d’un temps plus froid. Le temps automnal doux des dernières semaines avait auparavant fait chuter le prix. Grâce à cela, les chauffages ont pu être allumés plus tard et les stocks de gaz être reconstitués.

Températures plus fraîches et panne au Texas

Selon certaines sources, l’exportateur américain de gaz naturel liquéfié Freeport LNG, au Texas, est toujours aux prises avec une panne qui a débuté en juin. La société aurait averti ses clients que les livraisons prévues pour novembre et décembre pourraient être annulées, car les réparations et les autorisations réglementaires sont toujours en cours pour redémarrer son usine.

Ce site représentait auparavant environ 15% de l’approvisionnement en GNL des États-Unis. La baisse de l’offre en la matière accroît la concurrence sur le marché, l’Europe et l’Asie cherchant à sécuriser leur approvisionnement en gaz pour les mois d’hiver, ce qui fait grimper les prix du gaz.

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