Essence: n’insistez pas après le "clic" à la pompe, voici pourquoi

Certains automobilistes outrepassent le «clic» de sécurité à la pompe, bien que cela puisse nuire au véhicule.

Plein d'essence
Un homme faisant le plein de sa voiture en essence, à La Rochelle le 24 mars 2022 ©BelgaImage

Imaginez la situation suivante: après une longue file à la station essence pour faire votre plein, vous arrivez enfin à la pompe. Vous remplissez le réservoir de votre voiture et comme à l’accoutumée, un "clic" vous alerte pour que vous arrêtiez là. Mais après avoir attendu autant de temps, pourquoi ne pas tenter le diable en outrepassant ce signal? Certains automobilistes le font et pourtant, s’il y a une sécurité, ce n’est pas pour rien. On vous explique pourquoi.

Une mauvaise idée

Pour comprendre, il faut d’abord rappeler ce qui se passe dans le réservoir à la pompe. Le pistolet distributeur est doté d’un petit tube intérieur sensible à l’effet Venturi. Autrement dit, lorsque de l’essence est injectée, l’air est aspiré. Lorsque le plein est fait, la pression s’inverse et le système de sécurité le ressent, d’où le fameux "clic". Il reste malgré tout possible de forcer le système et d’ajouter du carburant, parfois en s’y reprenant à plusieurs reprises.

Dans les cas extrêmes, les autorités britanniques préviennent: le réservoir peut véritablement déborder et l’essence finir sur la route. Graham Conway, directeur général de la société britannique Select Car Leasing, le confirme à Autoplus en précisant que le surplus de carburant peut être soit évacué vers la pompe, soit vers la chaussée. Un gaspillage qui peut même se révéler dangereux pour les autres usagers de la station, sans compter la pollution.

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Mais même si votre carburant ne déborde pas littéralement de votre véhicule, la voiture peut en pâtir. Le responsable d’un atelier Norauto, Christophe Le Pierre, précise ainsi à Ouest-France que l’excédent de carburant peut également "être évacué via une goulotte, située sous le bouchon de remplissage, au-dessus de la roue arrière, et peut donc se déverser sur cette roue". Si tel est le cas, le risque est "que le pneu perde de l’adhérence et que ça entraîne un risque de survirage". Enfin, Graham Conway ajoute que le "clic" est calibré pour éviter que l’essence ne finisse dans des canalisations et inonde in fine le système de récupération des vapeurs, c’est-à-dire le canister (dont l’entrée est près du haut du tuyau de remplissage de votre réservoir d’essence). Étant prévu pour être en contact de l’air (pas de liquides), ce canister peut se dégrader à cause de ce trop-plein.

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