Accord européen pour développer un "corridor des prix" du gaz : la réaction de De Croo

Après avoir plaidé pendant des mois pour un plafonnement des prix du gaz, le Premier ministre belge est particulièrement satisfait que le principe d'un «corridor de prix» dynamique pour encadrer les prix du gaz ait été validé par les 27 chefs d'État et de gouvernement.

Alexander De Croo lors du sommet européen à Bruxelles, le 20 octobre
Alexander De Croo lors du sommet européen à Bruxelles, le 20 octobre @BELGAIMAGE

"Décisions", "urgemment" et "corridor de prix", tels sont les termes soulignés et salués par Alexander De Croo à l’issue des longues discussions sur l’énergie qui ont occupé la première journée du sommet européen à Bruxelles.

Les dirigeants ont en tout cas donné pour signal aux ministres (Conseil de l’UE) et à la Commission de développer concrètement cette piste.  "Cela n’avait pas encore été dit de manière aussi forte", assure Alexander De Croo. "Le texte est très directif" et donne un mandat clair aux ministres de l’Énergie, qui se rassemblent dès mardi à Luxembourg.

"Cela ne veut pas dire qu’on y est, il y a encore beaucoup de travail", tempère-t-il aussitôt. Surtout "que l’on envoie la Commission et le Conseil sur un terrain largement inexploré". "Jusqu’ici le message était plutôt de libéraliser au maximum le marché, or on va ici vers une intervention assez déterminante sur le marché (…) L’exercice va être sportif".

L’essai doit encore être transformé sur le plan technique

Ce "corridor de prix" sur les transactions sur le marché de gros du gaz, "pour immédiatement limiter les épisodes de prix excessifs" selon les mots utilisés dans les conclusions validées par les 27, doit encore être élaboré.

Mais son principe rejoint ce que la ministre de l’Énergie Tinne Van der Straeten met en avant depuis des mois, à la recherche d’un délicat équilibre entre maintien de l’approvisionnement et modulation du prix, par exemple en fonction de ce qu’on observe sur les marchés asiatiques.  Aux ministres et à la Commission de désormais transformer l’essai sur le plan technique. L’Allemagne et les Pays-Bas semblaient clairement réticents à toute forme de plafonnement de prix.

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Mais selon Alexander De Croo, les 27 ont fait acte de bonne volonté et il a été promis, "les yeux dans les yeux", qu’il n’y avait pas de détermination cachée à faire trainer et finalement capoter le projet.  Le libéral croit aussi en "l’effet de signal" au marché, qui devrait être "renforcé" avec cette direction donnée par les 27 dirigeants à la Commission et au Conseil de l’UE.

 

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