Ryanair: "On ne verra sans doute plus des tarifs à 10 euros"

Selon Michael O'Leary, le modèle low cost est loin d'être «cassé» mais les prix vont malgré tout augmenter. Une hausse qu'il chiffre déjà.

Avion Ryanair à Dublin
Un avion Ryanair, à l’aéroport de Dublin le 24 août 2022 ©BelgaImage

Michael O’Leary, le patron de Ryanair, a tenu à clarifier certains de ses propos annonçant une irrémédiable hausse des prix des billets d’avion. "Je n’ai jamais dit que c’était la fin du modèle low cost, mais qu’on ne verra sans doute plus des tarifs à 10 euros pour un vol dans les prochaines années. Nos promotions devraient plutôt tourner autour des 15 à 20 euros. Quant à notre prix moyen qui était de 40 euros avant le Covid, il passera sans doute à 50 euros dans les cinq prochaines années".

Bientôt en Tunisie ?

Adieu l’idée d’avoir de nouvelles liaisons vers les USA et le Moyen-Orient: Ryanair se concentre sur le Vieux Continent et l’Afrique du Nord. "Nous allons continuer à grandir en Europe. Nous voudrions aussi nous étendre dans les pays du nord de l’Afrique, au Maroc notamment où nous sommes déjà présents. On est aussi en pourparlers avec la Tunisie ou la Libye".

Par contre, O’Leary ne ferme pas la porte à l’achat d’avions chinois, comme il l’affirme à un journaliste espagnol. "Pourquoi pas ? Ce n’est en tout cas pas sain pour l’industrie de n’avoir que deux grands constructeurs aériens, à savoir Boeing et Airbus". Seul problème: l’avion chinois candidat "est un peu trop petit par rapport à nos standards. Je ne suis pas sûr non plus qu’il soit vraiment moins cher", conclut le patron de Ryanair.

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