La législation du cannabis en cinq chiffres

Le bourgmestre de Bruxelles plaide pour un nouvelle manière d’aborder la question des drogues.

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22,6 %

En 2018, 22,6 % de la population belge avait consommé au moins une fois du cannabis au cours de sa vie. Un chiffre sous la moyenne UE (27 %).

14

En 2020, plus de 14 tonnes de “shit” (la résine de cannabis) ont été récupérées par les forces de l’ordre et 800 plantations ont été démantelées.

144 millions

Économies sur la répression, effets sur la santé publique, fiscalité… Une étude soutenue par la Fondation Roi Baudouin estime qu’une dépénalisation rapporterait 144 millions d’euros à l’État belge.

8 %

Une enquête citée par la Fédération bruxelloise francophone des institutions pour toxicomanes (FEDITO) estime à 8 % le taux de consommateurs présentant des signes d’usage problématique, souvent mineurs et passagers.

1921

Philippe Close, le bourgmestre bruxellois, appelle à revoir la loi drogues en Belgique, qui date de 1921 et qui visait surtout… l’opium.

Le point final

Philippe Close, le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, s’est inscrit dans la lignée de plusieurs de ses collègues socialistes en abordant la question de la légalisation du cannabis et de l’usage de drogues dans son ensemble. Pour sortir de l’hypocrisie du ”tout répressif”, il demande un plan national, impliquant les différents niveaux de pouvoirs, des communes au fédéral. En attendant, Malte a dépénalisé la consommation dans la sphère privée, l’Allemagne et le Luxembourg sont sur le point de le faire. En Espagne, la production à des fins privées est également tolérée. Au Canada, près de quatre ans après la légalisation, le marché noir est toujours présent à cause des prix non attractifs du réseau légal. La qualité des produits a, elle, augmenté. La consommation aussi, mais légèrement. Financièrement, l’État canadien s’y retrouve. Rien qu’en un trimestre, en 2021, le gouvernement québécois a récupéré 53 millions de dollars.

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