Crise de l’énergie : Les ménages belges payent bien souvent trop cher

La crise des prix de l’énergie n’est plus un secret pour personne. La guerre en Ukraine et les sanctions prises à l’encontre de la Russie ont entrainé une explosion des tarifs. Mais la facture pourrait être moins salée si le Belge revoyait ses contrats.

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Presque tous les ménages sont impactés par la hausse des prix des tarifs d’énergie. Cependant, selon la CREG (la Commission de Régulation de l’électricité et du Gaz) " les Belges peuvent faire des économies considérables sur leurs factures d’électricité et de gaz en étant vigilants à leurs contrats d’énergie ".

Dans un rapport publié ce lundi, la commission révèle que " 1.400.000 ménages peuvent économiser de 100 à 360 euros sur l’électricité. Pour le gaz naturel, le potentiel d’économies se situe entre 100 et 540 euros pour environ 800.000 ménages. "

" Au niveau des offres variables en gaz proposées par les fournisseurs ce mois de juillet, la différence est de plus de 700 euros/an entre l’offre la plus chère et la moins chère proposée sur le marché ", explique l’organisme.

 Cette différence, elle est de 747 euros en Flandre, 436 euros en Wallonie et 330 euros à Bruxelles. " Pour l’électricité, la différence peut aller jusqu’à 500 euros entre l’offre la plus chère et la moins chère (en Flandre et en Wallonie 500 euros, à Bruxelles 120 euros) ", ajoute le régulateur. " Trop souvent encore, les ménages se dirigent – ou sont orientés – vers les contrats les plus chers du marché. Environ un ménage sur trois se retrouve avec un contrat parmi les plus chers du marché alors qu’un ménage sur dix dispose d’un contrat parmi les moins chers du marché. "

 Taux fixe ou variable ?

Si le Belge est connu pour privilégier des contrats à taux fixe – lui permettant de budgétiser à l’avance ses dépenses – la situation actuelle pousse les fournisseurs d’énergie à ne plus proposer de nouveaux contrats à taux fixe. Et pour la première fois en Belgique, les contrats à taux fixe sont en recul Mois après mois, les clients ayant souscrit des contrats à prix fixe voient leur contrat arriver à échéance, ce qui fait que plus le temps passe, plus la proportion de contrats à prix fixes en cours diminue ", explique la Creg. " Ce phénomène perdurera aussi longtemps que de nouveaux contrats à prix fixe ne seront plus proposés sur le marché. "

Ainsi, selon l’organisme, pour toutes personnes bénéficiant toujours d’un contrat à taux fixe, le mieux est de ne rien faire ! " Les ménages qui ont opté avant septembre 2021 pour un produit à prix fixe avec une durée plus longue – de 2 à 5 ans – ont intérêt à conserver leur contrat en cours dans le contexte actuel de prix très élevés ", conseille la CREG. " Pour l’électricité, il s’agit de quelque 470.000 ménages, et pour le gaz naturel, d’environ 440.000 ménages qui échappent aux prix très élevés tant que court encore leur contrat et qui réalisent de belles économies pouvant s’élever à plusieurs centaines d’euros. "

Pour les autres, le mot d’ordre de la commission est simple : Comparer, comparer, et encore comparer.

Le Creg Scan

Ainsi, pour faciliter la tâche des ménages belges, la CREG propose depuis plusieurs années un outil en ligne : le Creg Scan. Cet outil permet de voir " où se situe votre contrat d’énergie actuel par rapport au produit le moins cher et le plus cher sur le marché ".

Avec comme avantage, non moindre : le Creg Scan intègre même les offres qui ne sont plus proposées par les fournisseurs – les " vieux " contrats. " Si le Creg Scan vous montre que votre prix est élevé, il est intéressant de changer de contrat ".Et pour choisir les meilleures offres – on a vu que les différences pouvaient se chiffrer en centaines d’euros par an –, deux comparateurs agréés par le régulateur sont accessibles en ligne (Comparateur-Energie.be et Monenergie.be).

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