Plus de 1.000 vols annulés cet été: qui est concerné ?

Après Brussels Airlines, Swiss Air et la Lufthansa annoncent l'annulation de centaine de vols cet été. Que se passe-t-il donc dans les airs ?

Lufthansa
Belga

Mercredi, Brussels Airlines annonçait la suppression de 148 vols cet été. La compagnie belge a été suivie par Swiss Air et, aujourd’hui, la Lufthansa et sa filiale low cost Eurowings. La compagnie aérienne allemande a annoncé l’annulation de 900 vols intra-européens cet été, soit 5% de son offre. Il s’agit de vols en partance ou arrivant à Francfort et Munich. Pour sa filiale Eurowings, ce sont plusieurs centaines de vols qui sont concernés. La raison serait liée à un manque de personnel dans les aéroports et au sein de la compagnie aérienne. C’est du moins ce qu’annonce la Lufthansa.

Qui est concerné ?

A priori, peu de monde. Concernant Brussels Airlines, seuls 1% des passagers seraient concernés par ces annulations. Mais à y regarder de plus près, les clients de la Lufthansa qui volent à l’intérieur de l’Europe peuvent se poser des questions. Les quatre compagnies qui ont annoncé des annulations de vols cet été appartiennent en effet au groupe aéronautique allemand – Brussels Airlines comme Swiss Air ou Eurowings sont des filiales de la Lufthansa. Or, la compagnie allemande est dans la tourmente depuis quelques temps déjà.

Le groupe Lufthansa dans la tourmente

Cet hiver, elle annonçait l’annulation de dizaines de milliers de vols tout en volant à vide pour conserver ses créneaux horaires. Quelques mois plus tard, la Lufthansa expliquait qu’elle allait être obligée d’augmenter le prix des billets d’avion en raison de la hausse des coûts externes (carburant, matières premières,…). Surtout, l’ensemble du groupe Lufthansa a subi une perte nette de 2,2 milliards d’euros en 2021, après une perte record de 6,7 milliards en 2020. Et l’ambiance avec les employés n’est pas au beau fixe – sans parler des accusations d’antisémitisme.

Bref, le groupe Lufthansa est dans la tourmente. Et ses clients risquent de le sentir d’une manière ou d’une autre. Mais ce n’est pas la seule compagnie aérienne à avoir des difficultés après deux années de Covid qui ont miné les travailleurs du secteur et une guerre en Ukraine qui fait augmenter le prix des carburants. Ryanair est sous tension sociale quasi permanente et de nombreux aéroports doivent faire face à des pénuries de personnel.

Pour l’heure, toutes les personnes concernées par des vols supprimés seront contactées et des alternatives seront proposées. Mais l’époque du vol à bas coût et de l’aéronautique toute puissante semble bel et bien révolue. De quoi se tourner vers des alternatives à l’avion pour voyager ?

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