Des pesticides propres, est-ce possible?

La parade se trouve dans l’agriculture de transition. Mais elle est difficile à mettre en œuvre.

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Manger met notre santé en danger. Le grand défi aujourd’hui est de trouver des substituts aux pesticides tout en nourrissant la planète. L’agriculture de transition est un domaine dans lequel Philippe Jacques travaille depuis plus de trente ans. Il met notamment au point un pesticide bio depuis 1988 qui n’est toujours pas sur le marché. “Il y a des alternatives. Mais les process des bio-pesticides sont assez longs. Il faut qu’ils soient biodégradables, le plus naturels possible et proches des substances qui existent et protègent les plantes. Et après il faut former les gens, ce qui prend du temps, sans oublier qu’il faut investir dans des équipements neufs. C’est un phénomène lent qu’il faut accélérer par tous les moyens possibles. Mais on ne finance pas assez les recherches et les processus d’homologation sont très lents aussi.

En attendant, tous les agriculteurs pourraient-ils ­passer au bio? “Cela diminuerait très fortement les rendements et augmenterait les prix. Sommes-nous prêts à ça? Mieux vaut espérer faire passer tous les agriculteurs à des techniques propres. Mais il faudra encore une génération pour y arriver.

La Flandre fait un peu mieux. Des cultures de légumes hors sol ont été lancées. Les racines des plantes boivent un jus d’engrais chimiques, ce qui leur permet d’éviter les maladies du sol et comme la culture est complètement fermée, il n’y a plus d’insectes ni de maladies. Des poivrons ou des aubergines pratiquement pas ­traités sont ainsi obtenus. “On est totalement à l’opposé du bio mais on rejoint un des buts du bio qui est de ne pas cultiver avec des pesticides.

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