Le prix des bouteilles de verre flambe, l’apéro en danger ?

Au tour du verre de subir les affres de la guerre en Ukraine. Et cela risque de se répercuter sur le prix de la bière et du vin.

Brasserie
Belga

Il ne manquait plus que ça ! Après la flambée des prix de l’énergie, celui du papier et des matières premières, voilà celui du verre ! Et pas n’importe quel verre, celui utilisé pour fabriquer les bouteilles : vin, bière, prune à 70°, que diable !, c’est l’apéro qui est en danger !

Industrie gazo-intensive

A qui la faute ? A la guerre, pardi ! Déjà, l’Ukraine est productrice de verre. Oh, ce n’est pas la seule, ni la principale (visez plutôt l’Allemagne et l’Italie), mais c’est que les producteurs de verre se font rares en Europe. Et la demande augmente. C’était déjà le cas du temps pas si lointain de la pandémie où la bière en fût avait perdu de son attrait au profit des bouteilles à siroter seul chez soi les soirs d’hiver… Mais aujourd’hui, en prime, il y a l’affaire du gaz russe.

Pourquoi le prix du verre augmente-t-il à ce point – on parle de 25 à 50% du prix, tout de même – ? Parce que le prix du gaz augmente. La fabrication du verre est une industrie gazo-intensive. Le gaz est indispensable, dans les fours verriers, pour chauffer le sable (silice) à plus de 1.300°. Bref, sans gaz, pas de verre. Du moins à l’heure actuelle…

Les temps sont durs, la vie coûte cher

En clair, avec le prix de l’orge, celui du gaz, sans compter celui du carburant pour l’acheminement du verre jusqu’à chez nous, cela risque bien de se répercuter sur le prix du vin ou, pire !, de la bière ! On n’en est pas encore au stade de la pénurie de bouteilles de verre, rassurons-nous ! Mais les temps sont durs, la vie coûte cher, et l’apéro qui détend et désaltère risque de se faire de plus en plus rare sous le soleil. Et ça, c’est pas bon.

Pensez donc aux Poilus coincés dans les tranchées, qui pataugeaient depuis des années dans la boue, les rats et les corps, la mort aux trousses. Pourtant, cela, ils pouvaient le surmonter fièrement et sans broncher. Mais quand on leur a annoncé qu’il n’y avait plus de pinard, c’en fut trop ! Le désespoir pris place, la révolte gronda et les désertions se multiplièrent. Authentique. Pas de moral des troupes sans pinard ! Mais c’est bien cette satanée guerre qui met aujourd’hui l’apéro – et le moral, donc – en danger.

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