Du gaz américain pour se passer du gaz russe

Les États-Unis et l'Union européenne sont sur le point d'annoncer un nouveau partenariat énergétique pour remplacer les carburants fossiles russes dont l'UE a décidé de se défaire, a annoncé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Joe Biden et Ursula von der Leyen
Belga

" Demain (vendredi), avec le président (des États-Unis, Joe) Biden, nous allons présenter un nouveau chapitre de notre partenariat énergétique. Il porte sur du gaz naturel liquéfié (GNL) supplémentaire en provenance des États-Unis pour l’UE, en remplacement du GNL russe que nous avons jusqu’à présent" , a affirmé l’Allemande. " C’est une avancée importante ", a-t-elle insisté.

Les Européens comptent sur ce gaz naturel liquéfié en provenance des États-Unis pour diversifier leurs pays d’approvisionnement, dans leur stratégie de se défaire au plus vite de leur dépendance aux énergies fossiles russes.

Nouveau partenariat

Le Conseil européen, qui reçoit ce jeudi M. Biden en tant qu’invité pour parler de l’Ukraine, débattra vendredi du dossier énergétique. Outre l’approvisionnement, les prix élevés y seront abordés. Si l’idée de plafonner les prix du gaz est sur la table, elle ne fait pas l’unanimité entre États membres. Mme Von der Leyen a plutôt insisté sur des achats conjoints d’énergie, pour lesquels l’UE profiterait de son poids économique afin de négocier des prix avantageux, ainsi que des installations de stockage en commun.

" Aujourd’hui, Bruxelles est le centre du monde libre ", a lancé Mme Von der Leyen, alors que la capitale belge accueille un sommet de l’OTAN, un sommet du G7 et un sommet de l’UE. " Les dirigeants de l’UE, des États-Unis, du Royaume-Uni, mais aussi du Canada et du Japon se réunissent ici, et je pense que nos liens sont plus forts que jamais. "

Sur le même sujet
Plus d'actualité