Gaz, diesel, blé… La flambée des prix en graphiques

Du gaz au blé, la guerre russo-ukrainienne alimente toujours plus l'inflation des prix. La preuve en images.

Illustration de l'inflation
Pièces d’euros sur une plaque de gaz, illustration de l’inflation @BelgaImage

Les chiffres parlent d’eux-mêmes: le coût de la vie augmente, et pas qu’un peu. Dans son dernier rapport, la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg) montre déjà que de novembre 2020 à novembre 2021, les ménages belges ont dû dépenser en moyenne 450€ en plus pour l’électricité et 1.776€ pour le gaz. La suite ne s’annonce pas plus réjouissante, au contraire. Avec la guerre russo-ukrainienne, les cours de prix qui dépendent de ces deux pays s’affolent. Du gaz russe au blé ukrainien en passant par l’essence, l’inflation s’emballe. Pour s’en rendre compte, rien de mieux que quelques graphiques qui sont, en l’état, loin d’être réjouissants.

La folle montée du gaz

L’exemple le plus flagrant et qui ne cesse de nourrir les débats, c’est le gaz. Encore en juillet 2020, son prix s’élevait à 5€ le mégawattheure (MWh) sur le marché à terme néerlandais TTF, celui qui sert de référence en Europe. Une époque plus que révolue. Son cours n’a depuis cessé de grimper, d’abord de manière plus ou moins modérée jusque mi-2021, puis avec des effets de yo-yo impressionnants. Avec la guerre d’Ukraine, la hausse forme une pente raide. En ce début mars, le prix du gaz se situe entre 200€ et 250€, avec même un très éphémère pic de quelques heures à 345€. En comparant ce dernier chiffre avec les 5€ de départ, cela représente une augmentation de +6800%!

Cours du gaz TTF @Yahoo Finance

Essence et diesel

Pour faire le plein de sa voiture, la courbe n’est pas aussi folle mais elle reste tout de même impressionnante. Le prix maximum du diesel a aujourd’hui dépassé la barre des 2€ le litre en Belgique pour s’établir aujourd’hui à près de 2,084€. Un montant énorme comparé à avril 2020, quand il valait 1,229€. Certes, à l’époque, le cours était relativement bas à cause du premier confinement de la crise sanitaire. Il n’en reste pas moins que la différence est impressionnante. Pour le sans plomb 98, le prix est passé est passé de 1,221€ le litre en mars 2020 à 1,977 € ce lundi.

Prix maximum du diesel en Belgique @Carbu.com

Une guerre qui coupe les approvisionnements de blé

Du côté des produits de consommation aussi, la guerre en Ukraine a un impact certain. En témoigne le cours du blé, dont la Russie et l’Ukraine font partie des plus grands producteurs mondiaux. En ce début mars, il frôle avec la barre des 400€ la tonne. En juillet dernier, ce chiffre n’était que de 197€. Sur le marché du dollar américain (montré par le graphique ci-dessous), cela équivaut aujourd’hui à près de 1.200 dollars le boisseau (27,21 kg).

Cours du blé en dollars par boisseau @Trading Economics

Pas de nickel, pas de batterie

Parmi les autres produits impactés par la guerre en Ukraine, on trouve plusieurs métaux, dont le nickel. Le problème, c’est que le nickel est une matière première essentielle pour fabriquer les batteries des véhicules électriques par exemple. Puisque la Russie est le troisième producteur mondial et que des oligarques sont parfois à la tête des entreprises de nickel, les sanctions ont eu un impact direct. De 20.000-30.000 dollars la tonne avant la guerre, le prix a flambé pour atteindre certaines heures 100.000 dollars. En moyenne journalière, la barre des 50.000 est à portée.

Cours prix du nickel en dollar la tonne @Trending Economics

Sur le même sujet
Plus d'actualité