Pourquoi vous allez bientôt payer votre bière plus chère

Le prix de la bière va augmenter à son tour. Entre mauvaise récolte et inflation, cette augmentation va se répercuter sur le portefeuille du consommateur dans les semaines et mois qui viennent.

Bière chère
Belga

– Et oui, mon bon Monsieur, tout augmente aujourd’hui! Le gaz, le papier, la bière…

–  Comment ça, la bière ?

– Si, si, la bière!

Le breuvage des dieux, le dernier réconfort des Belges, ce savoir-faire local ancestral! En 2022, il est dit que le prix de la bière va lui aussi exploser.

De poids-lourds à poids-moyens

Ce sont deux poids lourds du secteur qui ont lâché le morceau. Au vu de leurs résultats décevant de 2021, les deux brasseurs poids-lourds que sont Carlsberg et Heinekken ont annoncé qu’ils n’avaient pas d’autre choix que d’augmenter leurs prix. Du côté d’AB Inbev, numéro 1 mondial made in chez nous (à peu de choses près…), on garde le silence, dans l’attente fébrile de la publication de ses résultats annuels. Qui ne devraient pas varier grandement de ceux de ses concurrents.

Il se dit que les brasseurs-multinationales ont pu limiter la casse en 2021, en piochant dans leurs réserves. Ainsi, les prix sont restés stables. Mais cela n’allait pas être possible pour 2022. Où il serait déjà question d’une augmentation de 18 à 20% étalée en trois vagues… Comment en est-on arrivé là? Il y a plusieurs raisons.

Les raisons de l’augmentation

Pour commencer, il y a le sale temps. 2021 aura été une année de récolte médiocre de céréales (et notamment de malt). En cause, des enchaînements pluie-gel qui ont eu a peau du malt. Résultats, une augmentation du prix de la céréale de près de 30%.

Ensuite, la bière subit elle aussi la flambée du prix de l’énergie. La production de cervoise demandant son lot de gaz et d’électricité.

Là-dessus, il faut ajouter la hausse du prix sur les matériaux d’emballage, qu’il s’agisse de verre, de métal à canettes ou de papier carton. Même l’inox des cuves coûte plus cher.

Tout va devenir un peu plus cher

Tout cela mis bout à bout, du producteur au barman en passant par le grossiste et le fournisseur, le client va devoir fouiller le fond de son porte-monnaie pour payer sa pinte! C’est une lame de fond, dit-on du côté de Comeos: " Dans les commerces, tout va devenir un peu plus cher ".

La fédération de l’horeca bruxellois a fait ses calculs et a comptabilisé une hausse de 18 à 20% répercutée sur trois vagues. On nous a déjà fait le coup des vagues… Et tout cela alors que s’annoncent un printemps savoureux et une coupe du monde en fin d’année! Décidément, la pandémie a bon dos. C’est quand-même cher payé la corona!

 

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