Début des soldes d’hiver ce lundi: les commerçants belges peu optimistes

Les soldes d'hiver débutent ce lundi. Mais les commerçants se montrent, une nouvelle fois, peu optimistes pour cette période pourtant cruciale pour eux. Les restrictions sanitaires et le commerce en ligne minent sérieusement leur chiffre d'affaires.

Le principal concurrent se trouve désormais en ligne pour les commerçants.
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Entre restrictions liées à la crise sanitaire et succès croissant de la vente en ligne, les commerçants se montraient plutôt pessimistes dimanche, à la veille des soldes d’hiver, selon le Syndicat neutre pour indépendants (SNI), qui appelle d’ores et déjà à envisager une prolongation des soldes.

A peine un commerçant sur quatre s’attend à un meilleur chiffre d’affaires qu’en janvier 2021, pourtant déjà en fort recul par rapport à 2020, indique le SNI dans un communiqué. Les commerçants craignent en effet que les dernières décisions du Comité de concertation, notamment en matière de shopping à deux, créent une nouvelle barrière psychologique pour les clients. « Et pourtant, il a déjà été prouvé par des études, notamment de l’Institut Pasteur, que les commerces ne sont pas des moteurs de contaminations », argue le syndicat.

Concurrence du commerce en ligne 

L’e-commerce plombe également l’économie locale, selon le SNI. « Le consommateur se tourne en effet aujourd’hui plus que jamais vers la vente sur internet », ce qui fait que les stocks des magasins physiques sont très importants. « La moitié des commerces ont encore environ 50% de leurs produits dans les rayons », souligne le SNI. Par ailleurs, avec la généralisation du télétravail, les consommateurs sont toujours moins nombreux à se déplacer vers les centres-villes commerciaux. « Cela explique dès lors que pour la moitié des commerçants, le principal concurrent se trouve désormais en ligne », relève le SNI. Le syndicat estime dès lors « nécessaire » d’évaluer la possibilité de prolonger les soldes d’hiver, comme ce fut le cas en 2021. « Les soldes sont un moment attendu pour refaire la trésorerie nécessaire à la poursuite de l’activité », alors que le commerce souffre de chiffres d’affaires en berne depuis près de deux ans, conclut le SNI.

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