Prix des télécoms : la Belgique toujours " notablement " plus chère que ses voisins

À offre égale, un abonnement en Belgique est près de 4 fois plus cher qu’en France, montre une étude comparative publiée cette semaine.

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La Belgique se classe quasi systématiquement parmi les trois pays les moins bon marché/©BELGAIMAGELa Belgique se classe quasi systématiquement parmi les trois pays les moins bon marché/©BELGAIMAGE

Ce n’est pas une nouveauté, l’office statistique européen l’avait par exemple déjà relevé en 2020 : le Belge paye plus cher pour ses abonnements internet et téléphone que ses voisins européens. Une étude publiée cette semaine par l’Institut belge des services postaux et des télécoms (IBPT) l’a d’ailleurs confirmé, en comparant l’offre des opérateurs télécoms en Belgique avec 5 pays voisins ((Allemagne, France, Luxembourg, Pays-Bas et Royaume-Uni).

Verdict :" La Belgique se classe quasi systématiquement parmi les trois pays les moins bon marché parmi les six étudiés ". Si notre pays reste globalement compétitif en ce qui concerne les besoins mobiles de base, ce n’est plus du tout le cas à mesure que les besoins " en voix et data " augmentent, note l’IBPT. Là où en France, des abonnements mobiles avec appels, SMS et data illimités coûtent en moyenne 15 euros, il faut en débourser… 50, chez nous.  Et même le second pays le plus cher à ce niveau, le Luxembourg, ne monte qu’à une trentaine d’euros.

Manque de concurrence

Constat identique concernant les abonnements groupés (combinaison de services Internet, TV, téléphonie fixe et/ou mobile), avec des abonnements belges tournant autour de 90 euros pour les formules les plus complètes, contre 50 euros en France. Pour l’IBPT, c’est le manque de concurrence entre les opérateurs belges qui explique ces différences.

On compte en effet trois grands opérateurs de télécommunications pour l’instant : Proximus, Base et Orange. " Un quatrième opérateur permettrait de dynamiser les offres. On parle d’une baisse de 13 à 15% des tarifs si un quatrième opérateur devait arriver sur le marché ", estimait ainsi Jean-Philippe Ducart, porte-parole de Test Achats, au micro de la RTBF.

Autre raison souvent invoquée pour expliquer le niveau élevé des prix belges : la qualité des réseaux. L’Institut note toutefois à cet égard que " les tendances observées concernant un lien entre ces deux facteurs se révèlent contradictoires selon les pays étudiés et ne permettent pas d’identifier de corrélation évidente pour ce qui concerne la Belgique ".

 

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