À quand la fin des emballages plastiques pour les fruits et légumes ?

La France va interdire dès 2022 l’emballage plastique d’une trentaine de types de fruits et légumes. Chez nous, l’interdiction des produits en plastiques jetables pourrait être plus progressive.

À quand la fin des emballages plastiques pour les fruits et légumes ?
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Pommes, poires, courgettes, bananes, etc.  En France, une trentaine de fruits et légumes frais non transformés ne pourront plus être vendus sous plastique, dès 2022. C’est la transcription, en droit français, de deux directives européennes, datant de 2015 et 2019. La Belgique emboîtera-t-elle de nos voisins ? À la mi-septembre, le conseil des ministres a en tout cas approuvé un arrêté royal visant l’interdiction progressive de mise sur le marché des produits en plastiques jetables.  Mais le texte – qui attend encore un avis du Conseil d’État- , reste toutefois moins ambitieux que son pendant français.

À ce stade, l’arrêté interdit principalement la mise sur le marché des sacs de caisse en plastique, ainsi que d’une série d’objets à usage unique (Cotons-Tiges, pailles, couverts et assiettes jetables, etc.). Seront également proscrits, dix jours après la publication au Moniteur (sans doute fin 2021 ou début 2022), les gobelets en plastique et les récipients en polystyrène expansé, utilisés pour contenir des aliments à consommer immédiatement.  Voilà tout, concernant le commerce alimentaire. Nulle mention des emballages plastiques pour les denrées périssables, comme les fruits et légumes.

Répercussions pour les producteurs belges

Pour autant, le gouvernement fédéral se ménage la possibilité d’aller plus loin. « La directive européenne était très vague, mais sur cette base on va pouvoir s’inspirer assez facilement de ce que fait la France, expliquait à l’Avenir le cabinet de la ministre fédérale de l’Environnement, Zakia Khattabi. Après concertation avec le secteur, la ministre pourra déterminer des interdictions de mise sur le marché plus spécifiques ». Une interdiction des emballages plastiques pour les fruits et légumes n’est donc pas à exclure, dans un second temps.

Du côté du secteur, on ne se dit pas opposé à une évolution en ce sens, tout en plaidant pour une réelle harmonisation des règles au niveau européen. Dans l’Avenir, Veerle Vandersypt, de Fresh Trade Belgium (union professionnelle des grossistes) déplorait de voir apparaître « une Europe à différentes vitesses », l’Espagne s’apprêtant, elle aussi, à adopter « pour 2023 une législation assez similaire à la française ». À cet égard, la décision prise par la France aura d’ores et déjà des répercussions en Belgique, l’Hexagone étant, avec l’Allemagne, le principal marché à l’exportation des producteurs belges.

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