Des toilettes non genrées dans les écoles? "Cette idée est un peu un OVNI"

Dans "Il faut qu'on parle", les invités et chroniqueurs ont notamment débattu de l'idée d'instaurer des toilettes mixtes dans les écoles.

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Comme chaque jour de la semaine, Maxime Binet animait l'émission Il faut qu'on parle sur LN24 ce mardi soir. L'équipe du jour s'est penchée sur l'idée de toilettes mixtes dans les écoles, sur le bilan du Salon de l'auto et sur un dossier dans lequel des policiers se retrouvent devant la justice.

"Avant de venir sur le plateau, je n'avais jamais entendu dire que cette question se posait pour les établissements scolaires", a d'emblée confié Jean-François Nandrin, directeur des secondaires de l'école du Sacré-cœur de Lindthout (Woluwe-Saint-Lambert), à propos de l'installation de toilettes non-genrées dans les écoles. Selon lui, ce n'est pas une priorité parmi les élèves, les parents et les enseignants. "Ce sujet ne vient pas sur la table lors des conseils de délégués des élèves ou via les parents, donc j'ai un peu l'impression d'un OVNI", a témoigné le directeur, qui est tout de même curieux de savoir "si le monde est meilleur" dans les écoles où les toilettes sont désormais neutres.

Chargée de missions au sein de la FAPEO (Fédération des Parents et des Associations de Parents de l'Enseignement Officiel), Daphné Renders a donné quelques précisions sur le sujet, notamment les avantages que présentent ces toilettes non-genrées - auxquelles la FAPEO est "relativement favorable" - et répondu aux questionnements des chroniqueurs et invités de l'émission, sceptiques pour certains.

Quel bilan tirer du Salon de l'Auto?

L'équipe d'Il faut qu'on parle s'est ensuite penchée sur le thème du Salon de l'Auto, qui s'est terminé ce week-end à Bruxelles. Gabriel Goffoy, directeur de l'événement, s'est dit "très satisfait" de la 100e édition, qui a attiré 271.000 visiteurs, et malgré une diminution de la surface d'exposition. Retour réussi donc selon Gabriel Goffoy, qui n'a pas de crainte quant à l'avenir du Salon bruxellois de l'Auto, comme il l'a expliqué en plateau.

Le dernier sujet du jour est ensuite venu sur le tapis, avec l'arrivée de Céline Romainville, professeure de droit constitutionnel à l'UCLouvain, en plateau. "On a constaté, d'après plusieurs travaux et recherches, en 2022 et depuis début 2023 aussi, de graves écarts par rapport à la règle de l'État de droit. Dans le dossier de la crise de l'accueil particulièrement, et dans d'autres également, comme ceux qui concernent le contrôle des forces de police, on constate des écarts aux règles qui encadrent l'action de l'exécutif", a expliqué Céline Romainville. Elle a également abordé le "sentiment d'impunité" qui apparaît parfois dans certaines affaires de violences policières. Des propos qui ont fait réagir le juge Denis Goeman, qui a affirmé que "tous les mois, des policiers, sont poursuivis devant le tribunal pour avoir, potentiellement, commis des faits infractionnels, et des personnes ayant commis des violences sur des policiers le sont aussi", soulignant ici que le tribunal correctionnel traitait donc régulièrement ce genre d'affaires de manière efficace. Un débat qui a fait réagir sur le plateau.

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