14% de surmortalité en décembre : comment l'expliquer?

Le mois de décembre a été particulièrement meurtrier cette année. Le Covid-19 n'est pas le seul responsable.

un patient covid en soins intensifs
© BelgaImage

Entre le 1er et le 25 décembre 2022, 9.294 décès ont été dénombrés en Belgique. Ces chiffres sont comparables à ceux des années 2020 et 2021, les années Covid-19. Comment expliquer que le nombre de décès n’a pas diminué alors que les infections au coronavirus, elles, sont largement inférieures à ce que l’on a connu les années précédentes à la même période ?

Sciensano parle d’une « surmortalité significative » de 14% pour le mois de décembre mais l’impact du Covid-19 sur ces chiffres serait limité, en comparaison aux années 2020 et 2021 : « On sait que la grippe, mais aussi d'autres maladies respiratoires telles que le COVID-19 et le VRS, ainsi que les pics de température (en hausse ou en baisse) et les fortes concentrations de particules fines ou d'ozone, sont des facteurs de risque de décès, notamment chez les personnes âgées », explique Sciensano à la VRT.

A lire aussi : Bronchiolite, grippe… Notre système immunitaire est-il plus fragile après 2 ans de Covid-19 ?

 

Et en effet, cette année, une circulation plus élevée de la grippe et du VRS a été constatée en décembre. A cela s’ajoute le virus du Covid-19 qui est toujours présent. « De plus, les conditions météorologiques n'étaient pas idéales : il y avait une vague de froid et peu de vent. Conséquence, la qualité de l'air était mauvaise et la concentration de particules fines était assez élevée », ajoute Sciensano.

A lire aussi : Covid: que sait-on de Kraken, le nouveau sous-variant d’Omicron qui inquiète aux États-Unis ?

La situation est comparable dans d’autres pays d’Europe de l’Ouest où une surmortalité a également été constatée durant le mois de décembre. C’est notamment le cas des Pays-Bas, ou la population est vieillissante : « La Belgique et les Pays-Bas ont tous deux une population plus âgée et les catégories d'âge les plus âgées sont plus sensibles aux facteurs de risque qui favorisent la surmortalité », conclut Sciensano.

Sur le même sujet
Plus d'actualité