Le marché de l'immobilier bousculé : certains biens ont perdu jusqu'à 15 % par rapport à l'année dernière

La crise a impacté tous les secteurs et celui de l'immobilier ne fait pas exception. Le prix des maison a fortement varié ces derniers mois.

Le marché de l'immobilier bousculé : certains biens ont perdu jusqu'à 15 % par rapport à l'année dernière
©Pixels

2022 n'aura pas été une grande année pour l'immobilier en Belgique. Le nombre de transitions a chuté de 2 %. La dégringolade est même de plus de 7 % au deuxième semestre de l'année écoulée par rapport au premier. « La baisse de l’activité est imputable à une série de facteurs : la hausse des taux d’intérêt, les prix élevés de l’énergie, le haut niveau d’inflation et la guerre en Ukraine », note Renaud Grégoire, porte-parole de Notaire.be.

Dans ce contexte compliqué, une province tire son épingle du jeu en Wallonie : le Luxembourg. L'ancien département des Forêts a enregistré une croissance des transactions de 4 %.

Deux fois moins cher dans le Hainaut

Mais alors que sur la plupart du territoire belge le marché immobilier ralentissait, le prix moyen s'accroissait quant à lui de 8,2 %. En 2022, il fallait débourser 319.123 euros pour acquérir un bien. Une différence moyenne de 24.000 euros par rapport à l'an dernier.  Cette hausse, c'est justement en province de Luxembourg qu'elle a été la plus remarquée. + 12, 5 % (!) pour une maison, faisant grimper le prix moyen à 266. 208 euros. Cela reste toujours loin derrière le Brabant wallon qui caracole toujours en tête avec des prix exorbitants. En moyenne, il faut sortir 417.908 euros (+ 4 %) pour s'offrir l'habitation de ses rêves. Namur occupe la troisième marche du podium avec une moyenne atteignant les 237.806 euros (+ 7%). Liège (223.830 euros, + 5%) et le Hainaut (191.243 euros, 5,7 %), sont les deux provinces les moins chères.

Lire aussi : Immobilier : pourquoi il ne faut pas se fier aux certificats PEB, cet outil imparfait

La crise énergétique a eu d'autres effets sur le marché de l'immobilier. L'efficacité énergétique des bâtiments est de plus en plus scrutée. Les certificats PEB trouvent toute leur importance dans la conclusion d'un deal« Les acquéreurs recherchent des maisons et appartements ayant un certificat PEB le plus élevé possible. En effet, un bon certificat énergétique permet de réduire les consommations énergétiques des logements. C’est tout bénéfice pour le propriétaire qui habite son logement, mais également pour le propriétaire qui désire le louer ou le revendre »

Les passoires énergétiques (PEB E à G) ont ainsi perdu 15 % de leur valeur sur cette dernière année. Les habitations au PEB de A à D ont quant à elles connu une tendance inverse avec une augmentation de leur valeur moyenne de 17 %.

Sur le même sujet
Plus d'actualité