Vivaqua empêtrée dans la crise: un quart des factures d'eau ne sont pas envoyées

En ne parvenant pas à envoyer les factures, Vivaqua inquiète de plus en plus de nombreux Bruxellois et doit faire face à d'autres problèmes en interne.

Logo de Vivaqua
Logo de Vivaqua le 5 mai 2019, à l’occasion de la Fête de l’Iris à Bruxelles ©BelgaImage

Depuis des mois, les Bruxellois ont beau regarder dans leurs courriers, ils ne trouvent pas toujours leurs factures d'eau. Selon la RTBF et Bruzz, environ un quart des habitants de la capitale sont concernés. En cause: un problème technique chez Vivaqua, qui n'arrive pas à leur envoyer le fameux document. De quoi entretenir une certaine tension avec leurs clients mais aussi au sein même de l'intercommunale, où les difficultés s'accumulent.

Un blocage qui n'en finit pas

Les soucis commencent fin 2021, lorsque Vivaqua entreprend d'adopter un nouveau système informatique. Le but était alors une simplification administrative, avec l'envoi de quatre factures par an et d'un relevé annuel. L'objectif était ainsi d'éviter un maximum d'erreurs mais au final, c'est tout le contraire qui s'est produit, la faut au transfert des données qui ne s'est pas déroulé comme prévu. Selon un porte-parole de Vivaqua interrogé par la télévision publique, près de 90.000 clients ont vu leurs fichiers se perdre en cours de route. Impossible depuis de leur envoyer normalement leurs factures d'eau.

Bruzz donne ce jeudi l'exemple d'un Bruxellois qui n'a plus reçu la sienne depuis le 26 juillet 2022, bien qu'il paie mensuellement par prélèvement automatique. Ses appels au service client n'aboutissent à rien, le souci de logiciel perdurant et bloquant tout. Il voudrait bien changer de fournisseur mais puisque Vivaqua est le seul sur le marché bruxellois, il doit y rester.

Les clients en attente d'une grosse facture et Vivaqua s'endette

Cette situation pose plusieurs problèmes. Pour les clients, il y a notamment la crainte de voir les factures arriver d'un coup, sans prévenir, ce qui pourrait durement impacter le budget des ménages moins aisés. Un coût non négligeable vu qu'une famille bruxelloise doit en moyenne payer 300 euros par an.

Du côté de Vivaqua, c'est le manque à gagner qui inquiète. «L’argent de nos abonnés est notre principale source de revenus. Nous ne recevons pas de subsides», déclare le porte-parole à la RTBF. Dans ce contexte, l'intercommunale a dû emprunter «plusieurs millions» d'euros, sans préciser plus le montant, afin de rémunérer son personnel. Pour l'heure, il reste impossible de savoir quand le problème de logiciel sera réglé.

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