Logement : le point sur l’allocation-loyer en Wallonie et à Bruxelles

Après Bruxelles, la Wallonie s’est dotée d’une aide aux ménages précarisés en attente d’un logement social.

Logement : le point sur l’allocation-loyer en Wallonie et à Bruxelles
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Une liste d’attente bien souvent interminable : c’est ce à quoi sont confrontés de nombreux ménages qui, à en raison de leurs faibles revenus, peuvent prétendre à un logement social. Mais avant qu’arrive enfin leur tour, ils doivent dans l’intervalle (qui se mesure presque toujours en années) consentir à payer les loyers plus élevés du privé pour se loger. En Wallonie, on estime que 40.000 ménages sont en attente d’un logement social. La grande majorité de ces familles (74%) appartient à la catégorie 1, soit celle des revenus les plus bas.

C’est pour répondre à cette problématique que la Wallonie s’est dotée depuis le 1er janvier 2023 d’un mécanisme d’allocation-loyer (allocation d'attente logement ou AAL), à l’instar de ce qui se fait à Bruxelles depuis 2021. Le principe ? Lorsqu’elles auront attendu plus de 18 mois après une maison ou un appartement du parc public, les familles wallonnes pourront obtenir une aide mensuelle de 125 €, majorée de 20 € par enfant à charge (majoration doublée pour les enfants/personnes à charge se trouvant en situation de handicap avec un maximum de 185 € par mois).

Et ce, moyennant plusieurs conditions, notamment financières (des plafonds de 15.500 € pour une personne isolée et de 21.200 € pour des cohabitants ont été fixés). 15.000 ménages wallons environ pourraient actuellement prétendre à ce coup de pouce.

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Comment obtenir l’allocation-loyer en Wallonie ?

Comme le note Le Soir, un véritable socle légal pour cette allocation-loyer se fait attendre en Wallonie, le décret l’instituant n’ayant pas encore entamé son parcours devant le parlement. Mais comme l’explique aussi le quotidien, une dérogation technique (on vous fait la version courte) a fait bel et bien entrer en vigueur la mesure au 1er janvier.

Son implémentation est du ressort des sociétés locales de logement (SLSP) ; «à partir du 1er janvier 2023, les nouveaux candidats à un logement social reçoivent de la société de logement le formulaire de demande d'AAL et sa notice explicative conjointement au formulaire de candidature», peut-on lire sur le site Wallonie.be. De quoi alourdir la charge administrative des SLSP ; le ministre wallon du logement, Christophe Collignon (PS) s’est dès lors engagé à faire l’évaluation de la mesure sur le fonctionnement de ces structures.

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Et à Bruxelles ?

Entrée en vigueur en 2021, l’allocation-loyer à Bruxelles a connu des ratés à l’allumage, les conditions d’octroi étant jugées trop strictes ; des députés de l’opposition comme de la majorité ont également pointé des problèmes de fonctionnement chez Bruxelles Logement pour implémenter la mesure. Conséquence : seulement 400 ménages avaient touché l’allocation cette année-là. Depuis, et après des modifications dans les modalités d’octroi, il semble qu’il y ait un mieux : plus de 7.120 ménages bénéficiaient en novembre 2022 de la mesure.

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Comment obtenir l’allocation-loyer à Bruxelles ?

Dans la capitale, les montants en jeu sont légèrement plus élevés que dans le sud du pays : de 130 à 173 euros, avec un complément entre 21 et 43 euros par enfant à charge.

Contrairement à ce qui est prévu pour la Wallonie, un formulaire pour demander l’allocation n’est pas envoyé automatiquement aux ménages en attente d’un logement social ; ceux-ci doivent donc en faire la demande auprès de Bruxelles Logement.

 

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