Conner Rousseau réitère ses déclarations polémiques envers Molenbeek : «Une visite dans la commune me l’a confirmé, je ne me sens pas chez moi là-bas»

Le président du parti de gauche Vooruit ne change pas son discours envers la commune bruxelloise.

Conner Rousseau
© BelgaImage

J’ai exprimé ce que beaucoup de Flamands partagent”, a déclaré Conner Rousseau lors d’une interview pour le magazine Humo publiée ce mardi. En avril dernier, le président socialiste Conner Rousseau avait tenu des propos qui avaient provoqué un sacré tollé. “Quand je me promène à Molenbeek, je ne me sens pas en Belgique”, avait-il lancé dans le même magazine Humo.

Après ces déclarations fortes, le jeune socialiste de 30 ans s’était attiré les foudres d’hommes politiques. Benjamin Dalle (CD&V) avait qualifié ces déclarations de “non seulement indignes, mais aussi pertinemment incorrectes”. Il avait également reçu de nombreuses critiques dans ses propres rangs. “Remarque très déplacée”, avait notamment déclaré Jef Van Damme, échevin de Vooruit à Molenbeek. “Il peut descendre la prochaine fois qu’il passe par ici. Je serai heureux de lui faire visiter les lieux.”

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Son discours n’a pas changé

Personne n’aurait été surpris d’entendre le président de Vooruit, interrogé par Humo ce mardi, revenir sur les déclarations de l’époque. Que nenni ! Conner Rousseau en a rajouté une couche, après avoir visité la commune en compagnie de l'échevin.

J’ai exprimé un sentiment que beaucoup de Flamands partagent et j’ai proposé une solution : faire en sorte que tout le monde parle notre langue et qu’il y ait plus d’opportunités dans l’éducation. (...) Cette visite n’a fait que renforcer mon propos.

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Le jeune politique souhaite tout de même expliquer ses propos, qui ne sont en aucun cas, selon lui, une attaque personnelle. “Je ne me sens pas chez moi à Molenbeek, mais ce n’était pas une attaque personnelle contre ces personnes. Mon message était que nous devons améliorer les conditions dans ces quartiers en investissant dans la langue, la garde d’enfants et l’éducation. J’ai visité une école néerlandophone où un enseignant m’a dit qu’ils devaient chercher des volontaires pour servir d’interprètes pour les contacts avec les parents.”

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