Démission au Parlement wallon, la pression s'accroît sur Marcourt

La seule membre PS du Bureau du Parlement de Wallonie (outre Jean-Claude Marcourt) a démissionné suite à l'intervention du président du parti, Paul Magnette.

Jean-Claude Marcourt et Sophie Pécriaux
Jean-Claude Marcourt et Sophie Pécriaux, le 7 septembre 2022 au Parlement wallon, à Namur ©BelgaImage

Sophie Pécriaux (PS) a démissionné du Bureau du Parlement de Wallonie, indique cette dernière vendredi soir dans un communiqué. En parallèle, le président du Parlement, Jean-Claude Marcourt, a été lâché par deux partis de sa coalition, à savoir Ecolo et sa propre formation, le PS.

Marcourt dans une position «intenable»

Le président du PS Paul Magnette avait réclamé plutôt dans la journée la démission du bureau du Parlement wallon après les révélations sur le voyage controversé effectué l'an passé à Dubaï par le greffier de l'institution Frédéric Janssens et son président Jean-Claude Marcourt. «Puisque le contrôle du greffier n'a pas été effectué et que c'est ce qui a causé tous les débordements qu'on a connus, le bureau qui était censé exercer ce contrôle pourrait effectivement démissionner collectivement», avait ainsi déclaré le président du PS, sur les antennes de la RTBF. L'intéressé avait également suggéré de le remplacer «par un nouveau bureau ouvert à l'opposition et qui rétablirait des règles extrêmement strictes pour le contrôle des dépenses et qu'on évite des problèmes comme ceux-là à l'avenir».

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Ecolo estime pour sa part ce vendredi soir que la position de Jean-Claude Marcourt est devenue «intenable après les révélations des dépenses de la mission de Dubaï et la mise en danger de la crédibilité du Parlement», sans suivre toutefois l'idée du président du PS d'une démission collective du Bureau de l'assemblée wallonne. Dans un communiqué, les Verts estiment que le «travail important d'assainissement et de réforme a été entamé depuis plusieurs mois» au sein de l'assemblée doit être «finalisé et élargi à plusieurs chantiers déjà identifiés». Ecolo cite notamment l'extension du Bureau aux groupes de l'opposition et publicité de ses décisions, le recadrage des missions parlementaires à l'étranger et de leurs dépenses et renforcement de leur publicité, ainsi que la réduction des indemnités des parlementaires. Les Verts demandent à leur député Manu Disabato, membre du Bureau, de «continuer, avec celles et ceux qui partagent cette volonté, à conduire à bien cet assainissement et ces réformes» au sein du Parlement. «Au-delà, Manu Disabato est ouvert à toutes les options mais estime que ce n'est pas cela qui est central aujourd'hui», conclut le communiqué.

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