3 mesures de sécurité que la STIB a prises depuis les attentats de Bruxelles

Six ans après les terribles attentats qui ont touché Bruxelles, dont la station de métro Maelbeek, quelles sont les mesures qui ont été prises auprès de la STIB ?

STIB sécurité
Quelles sont les mesures prises en place par la STIB suite aux attentats de Bruxelles ? © Belga Image

Alors que le procès des attentats de Bruxelles s'ouvre ce lundi, on s’interroge sur les changements que ces tristes événements ont provoqué au sein de notre société. En matière de sécurité notamment. Les transports en commun, et le métro particulièrement, ont été la cible des attaques. Qu’est-ce qui a changé depuis ?

Il est clair que les stations de métro sont loin d’être devenues des forteresses impénétrables depuis les attentats. Pour cause, leur nature même – lieu de passage où chacun rentre et sort presque comme dans un moulin - ne permet pas la mise en place de dispositifs de sécurité complets. Cela restreindrait trop la liberté et la mobilité des navetteurs. Comme le sous-entend le verdict sans appel de la police fédérale (ou de la STIB) : «Le risque zéro n’existe pas.»

Mais ce n’est pas pour autant que rien n’a été mis en place depuis pour limiter un maximum ce risque et renforcer la sécurité dans nos stations de métro. Ensemble, ces mesures se veulent comme un bouclier qui essaye de diminuer ce risque au maximum. On en a identifié trois.

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1.    Un système de communication amélioré et interconnecté

Depuis les attentats, chaque conducteur de métro dispose de sa propre radio personnelle avec laquelle il peut signaler tout incident ou comportement suspect. Cette sur-vigilance permet un contrôle plus direct de la situation et une circulation de l’information bien plus efficace.

2.    Des caméras de surveillance installées en masse dans nos stations de métro

C’est peut-être l’une des mesures les plus visibles mais aussi une des plus poussées depuis ce triste 22 mars. Le tout nouveau centre de contrôle de la STIB, l’un des plus vastes réseaux de caméras de la Capitale. Au micro de la Première ce matin, Renaud de Saint-Moulin, directeur des systèmes de transport à la STIB, s’est exprimé sur la mise en place d’un tel système. «En 2016, au moment des attentats, on ne comptabilisait pas loin de 3.000 caméras de surveillance dans les stations de métro. On en compte désormais plus de 6.000 et on bénéficie de 15.000 caméras au total au sein du système général des transports. C’est clairement une grosse évolution qui nous permet une meilleure gestion de la situation en direct et sur le terrain», a-t-il expliqué.

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3.    Des équipes de sécurité renforcée et des dispositifs anti-intrusion installés

En synergie avec ces nouvelles caméras installées, la STIB a également renforcé ses équipes de sécurité et a engagé près de 200 nouveaux agents depuis. Ces patrouilles supplémentaires permettent une plus grande réactivité lors des interventions sur le terrain mais aussi une bien meilleure collaboration avec les forces de l’ordre.

De plus, à l’entrée des stations, lorsque cela était possible, des dispositifs de sécurité anti-intrusion ont été installés de même que des blocs anti-voiture béliers.

Mais la STIB l’assure, ces trois mesures ne sont que la partie émergée de l’iceberg. De nombreuses autres pratiques ont été mises en place afin d’éviter une répétition de la catastrophe.

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