De Wever veut «le confédéralisme sinon rien», le MR contrattaque

Georges-Louis Bouchez a critiqué les propos de Bart De Wever qui affirme que sans le confédéralisme, la prospérité de la Flandre disparaîtrait d'ici 2029.

Bart De Wever
Le président de la N-VA Bart De Wever, le 1er octobre 2022 au parlement flamand, à Bruxelles ©BelgaImage

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, affirme croire peu aux déclarations de Bart De Wever (N-VA) selon lesquelles son parti ne veut entrer au gouvernement en 2024 que s'il organise le confédéralisme. «La politique, c'est des mathématiques, et aujourd'hui, il n'y a presque personne dans la politique belge qui défende le confédéralisme, pas même en Flandre», a-t-il déclaré dimanche dans De Zevende Dag. «Même pour la Flandre, le confédéralisme n'a aucun sens, car les défis se situent actuellement au niveau européen», ajoute-il.

«M. De Wever doit être sérieux»

De Wever a déclaré samedi qu'après les prochaines élections fédérales il ne voulait parler que «d'une chose» avec le PS, l'interlocuteur logique de son parti. «L'option suédoise ne sera plus suivie en 2024, c'est le confédéralisme sinon rien», dit-il. Il affirme que des coupes dans la sécurité sociale sont nécessaires de toute urgence et que les gens devront travailler plus longtemps, alors qu'il accuse le PS de créer un système inefficace.

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Mais les déclarations de De Wever ne tiennent pas la route, analyse dimanche le président du MR Georges-Louis Bouchez. «Je suppose que dans le confédéralisme de M. De Wever, chacun gère ses propres ressources et que, par conséquent, aucun transfert depuis la Flandre n'aura lieu dans le cadre de la sécurité sociale. Mais il n'y aura jamais d'accord avec le PS là-dessus», a déclaré Bouchez. «M. De Wever doit être sérieux : soit il dit qu'il veut le confédéralisme, mais je ne pense pas qu'il ait la majorité, soit il dit qu'il veut former un gouvernement sur les questions socio-économiques». Par ailleurs, selon le président du parti libéral, les enjeux se situant plus au niveau européen, «il faut tous les réguler au moins au niveau du pays, pas au niveau des régions, même si telle région se montre très efficace».

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