Une nouvelle méthodologie de calcul pour les certificats verts

La Wallonie va octroyer différemment ses certificats verts, afin que les citoyens «ne contribuent pas plus que nécessaire au déploiement des énergies renouvelables».

Panneaux solaires
Panneaux photovoltaïques sur un toit ©BelgaImage

Afin de favoriser la transition énergétique et de respecter le cadre européen relatif aux aides d’État, le gouvernement wallon a adopté ce jeudi, en troisième lecture, un arrêté relatif au taux d’octroi des certificats verts.

Une mise en vigueur qui doit encore être approuvée

Ce texte revoit la méthodologie de calcul de ce taux "pour offrir aux producteurs d’électricité renouvelable un cadre stable, plus transparent, prévisible et précis, tout en tenant compte des différentes situations sur le terrain", selon l’exécutif. L’arrêté porte plus spécifiquement sur le taux applicable aux nouvelles installations de production d’énergie renouvelable, aux extensions d’installations existantes et aux cas de prolongations des installations arrivées en fin de période initiale d’octroi de certificats verts et nécessitant encore du soutien pour poursuivre la production.

"Le soutien à la production d’énergie renouvelable pourra ainsi être ajusté en tenant compte de l’évolution des différentes valeurs de référence utilisées dans le calcul du taux d’octroi de certificats verts, notamment des prix de revente de l’électricité", ajoutent les autorités régionales. "Avec cette nouvelle méthode de calcul, les citoyens sont assurés de ne pas contribuer plus que nécessaire au déploiement des énergies renouvelables en Région wallonne", souligne pour sa part le ministre de l’Énergie, Philippe Henry. "Dans le contexte des prix élevés de l’énergie, la plupart des projets sont rentables et ne nécessitent plus de soutien des pouvoirs publics", ajoute-t-il. La nouvelle méthodologie doit encore être notifiée à la Commission européenne avant d’entrer en vigueur.

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