La Belgique mauvaise élève d’un classement des performances climatiques

Bien qu'ayant fait mieux qu'en 2021, la Belgique reste dernière d'un classement environnemental pour l'Europe de l'Ouest et peu performante au niveau mondial.

Éoliennes
Illustration d’un parc éolien ©BelgaImage

Après avoir dégringolé l’an dernier de neuf crans, la Belgique a regagné 10 places d’un classement d’une soixantaine de pays basé sur les performances en matière de lutte contre les changements climatiques et dressé chaque année par des ONG environnementales à l’occasion de la COP Climat. Notre pays, qui occupait la 49e place de ce classement l’année dernière, remonte au 39e rang, dans le ventre mou des pays aux performances jugées faibles.

Note "basse"

Le "Climate change performance index" est publié chaque année depuis 2005, à l’occasion de la conférence de l’Onu sur les changements climatiques, par les ONG Germanwatch, the NewClimate Institute et the Climate Action Network. Il est établi avec le concours de 450 experts énergétiques et climatiques, dont une bonne part sont membres d’ONG environnementales. L’outil, qui se présente comme indépendant, analyse les politiques d’une soixantaine de pays et de l’Union européenne, lesquels représentent plus de 90% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, à l’aune de 14 critères répartis en quatre catégories: les émissions de gaz à effet de serre, le recours aux énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la politique climatique. Cette édition 2023 se base sur des données de 2020 et 2021.

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Notre pays se voit attribuer une note "basse" à la fois pour ses émissions de gaz à effet de serre et pour sa consommation énergétique. Pour ce qui concerne sa politique climatique et sa production d’énergies renouvelables, la Belgique reçoit la mention "moyen". In fine, la note générale pour notre pays est "basse" et n’est pas jugée en adéquation avec l’un des principaux objectifs de l’accord de Paris qui vise à contenir le réchauffement bien en deçà de +2°C par rapport à l’époque pré-industrielle.

Loin derrière les autres pays d’Europe de l’Ouest

"Ce n’est pas parce que la Belgique fait mieux que l’année passée que nous sommes sur le bon chemin", nuance Greenpeace. "Nos notes restent moyennes à basses. Nous devons d’urgence réduire notre consommation énergétique en isolant massivement les maisons. Augmenter la part du renouvelable partout, pas seulement dans l’éolien offshore. Et nous devons mettre fin aux agrocarburants", poursuit l’ONG de défense de l’environnement.

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Comme à l’accoutumée, les trois premières places du "Climate change performance index" sont laissées vacantes, aucun pays ne menant une politique climatique jugée suffisamment ambitieuse eu égard à l’objectif de contenir le réchauffement à +1,5°C, selon les auteurs du comparatif. La quatrième place, qui consacre donc le pays le plus méritant du classement, revient à nouveau cette année au Danemark, devant la Suède et le Chili. L’Union européenne dans son ensemble se classe au 19e rang. Les Pays-Bas sont 13e, l’Allemagne 16e et la France 28e. Les deux dernières places de l’indice de performance climatique sont occupées par l’Arabie saoudite (62e) et l’Iran (63e).

Les deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre, à savoir la Chine et les États-Unis, se classent respectivement 51e et 52e. Leur score en matière de lutte contre le changement climatique est jugée "très bas". La Chine dégringole de 13 rangs malgré des progrès sur les énergies renouvelables ces dernières années.

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