Wallonie: lancement du plan "Grand Froid" adapté à la crise énergétique

Le plan «Grand froid» wallon a dû être adapté au vu des prix de l'énergie via quelques ajustements dans les aides accordées.

Tentes du Relais social
Un hall sportif accueillant des tentes du Relais social, à Tournai le 8 décembre 2020 ©BelgaImage

Le Plan Grand Froid en Wallonie, activé chaque année du 1er novembre au 31 mars, est adapté cette année à la crise énergétique, a indiqué mardi la ministre wallonne de l’Action sociale, Christie Morreale.

"Chaque personne a le droit de pouvoir se loger, se nourrir, se soigner"

Ainsi, une prime énergie est prévue pour les structures d’aide aux sans-abris et aux personnes fragilisées, à l’instar du soutien aux entreprises, selon un communiqué de la ministre PS. Les accueils de jour recevront également un soutien. Concrètement, une aide financière forfaitaire de 150 euros par place pour les abris de nuit et de 1.000 euros forfaitaires par accueil de jour sera octroyée pour leur permettre de faire face à l’augmentation de leurs dépenses énergétiques. Ces dernières seront liquidées d’ici la fin de l’année. Par ailleurs, une nouvelle enveloppe de 10 millions d’euros sera mobilisée dans les prochaines semaines pour aider les personnes qui en ont besoin via les épiceries sociales, les restaurants sociaux, les CPAS, les associations qui confectionnent des colis, stockent, transforment et distribuent des denrées alimentaires et des produits de première nécessité.

À lire: Crise énergétique : "Régler le thermostat sur 19°C dans les hôpitaux ? Impensable"

Au total, ce sont donc 11 millions d’euros qui seront octroyés pour fournir davantage d’aide alimentaire urgente et réduire les factures énergétiques des structures d’accueil de jour et de nuit, selon le communiqué ministériel. Le Plan Grand Froid offre un accueil inconditionnel et permanent, sept jours sur sept et 24 heures sur 24, aux personnes en grande difficulté. En Wallonie, sept relais sociaux urbains (Charleroi, Liège, La Louvière, Mons-Borinage, Namur, Tournai et Verviers) coordonnent les opérateurs de terrain dans le cadre de cette action. "Peu importe les contextes, qu’il s’agisse d’accueil de jour ou de nuit, de distributions de repas, d’accès à des sanitaires ou à des services de santé, etc., chaque personne a le droit de pouvoir se loger, se nourrir, se soigner", souligne la ministre Morreale.

Sur le même sujet
Plus d'actualité