Les photos d’identité obligatoirement faites à la commune? Protestations du secteur de la photo

Le secteur de la photo affirme être menacé par le projet du gouvernement fédéral qui veut réformer les conditions de réalisation des photos d'identité.

Carte d'identité belge
Une carte d’identité à Lokeren le 14 janvier 2020 ©BelgaImage

Le secteur de la photographie s’insurge jeudi contre l’avis non motivé rendu par le groupe de travail gouvernemental sur la "live capture", une alternative au "live enrollment" proposée par le secteur. Il dénonce également "une manière de communiquer non professionnelle et irrespectueuse" de la part du gouvernement sur le sujet.

Un secteur "effaré"

Le "live enrollment", voulu par le gouvernement, vise à obliger les communes à prendre elles-mêmes les photos d’identité pour éviter les fraudes. Le secteur de la photographie s’y oppose, arguant que ce système obligerait la moitié des photographes professionnels à mettre la clé sous la porte. Il propose donc une alternative, la "live capture", qui permet de capturer des images électroniquement via un capteur et de les envoyer à un serveur de manière sécurisée. Une technique qui pourrait être utilisée par n’importe quel professionnel de la photo. Les photographes n’ont toutefois pas été entendus.

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"Le 10 octobre, le secteur apprend avec effarement que cinq jours plus tôt, la ministre Verlinden avait répondu au parlement, déclarant que la ‘live capture’ avait reçu un avis négatif et que le ‘live enrollment’ se poursuivrait comme si de rien n’était. Toutes les demandes de clarification auprès du groupe de travail concerné sont restées sans réponse", regrette le secteur. "Lâcher cette bombe d’une manière aussi négligente et indirecte est totalement non professionnel et irrespectueux et, malheureusement, tout à fait conforme à l’indifférence dont le gouvernement a fait preuve depuis le début de cette année sur un dossier très délicat", dénonce également Denis Duvivier, qui représente le secteur en la matière.

Le secteur de la photo demande donc des clarifications de la part de la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden et rappelle que la "live capture" a déjà été instaurée en, Irlande, aux Pays-Bas en Allemagne ainsi qu’en France, qui a d’ailleurs abandonné le "live enrollment" pour cette alternative.

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