Surprofits, immobilier, tabac… ce que l’on sait de l’accord budgétaire fédéral

Fumée blanche pour le budget du fédéral. Alexander De Croo doit présenter l'accord à La Chambre mais certaines mesures ont déjà filtré.

Alexander De Croo
©Belga

Le gouvernement fédéral a conclu mardi un accord portant sur un budget pluriannuel 2023-2024, a annoncé en fin de matinée le Premier ministre, Alexander De Croo.

"Accord sur le budget pluriannuel 2023-2024, avec un soutien à nos familles, nos indépendants et nos entreprises pour amortir le choc énergétique. Nous le lâchons personne", a déclaré M. De Croo sur Twitter. Le gouvernement était réuni en conclave depuis plus de 24 heures. Comme annoncé, le Premier ministre fera une déclaration à la Chambre à 14h.

En détails

Une source de nos confrères de La Libre confirme déjà les point suivants:

– Au niveau de la taxation des surprofits, cela devrait permette de faire rentrer 3,1 milliards de recettes dans les caisses de l’Etat.

– Il est également indiqué que les ministres fédéraux renonceront à 8 % de leur salaire, à l’instar de ce qu’avait annoncé le gouvernement wallon, à son niveau, la semaine dernière.

– Côté tabac, les accises vont également augmenter, en renfort de la politique anti-tabac déjà fixée. Des accises qui devraient être étendues aux produits de vapotage. Estimation des recettes ? 75 millions d’euros en 2023.

– Au niveau immobilier, l’avantage fiscal pour une deuxième et suivante habitation, pour de nouveaux entrants, sera supprimée. Ce qui aurait un rendement budgétaire de 6 millions d’euros en 2023 et 12 millions attendus en 2024.

Niveau dépenses, il est également confirmé qu’une enveloppe de 3 milliards d’euros est allouée pour le rail.

Selon une source libérale de La Libre, les efforts budgétaires réalisés en termes d’emploi, incapacité de travail, efficience sociale, revenu d’intégration et dépenses devraient permettre un assainissement budgétaire et économiser près de 722 millions d’euros. Du côté de la loi de 1996 qui bloque les hausses significatives des salaires, celle-ci n’a pas été remise en cause, se réjouit-on du côté libéral, pointant le manque de compétitivité que cela aurait engendré.

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