Le mouvement laïque a choisi ses combats à mener jusque 2025

Les associations du mouvement laïque ont établi leurs priorités pour les trois ans à venir «sur ces thèmes devenus vitaux».

Véronique De Keyser à Liège
La présidente du Centre d’action laïque Véronique De Keyser, à l’époque eurodéputée le 4 octobre 2012 à Liège ©BelgaImage

Une "Convention laïque" s’est tenue vendredi et samedi à Wavre, rassemblant environ 600 participants issus principalement des associations du mouvement laïque en Belgique francophone. Sur le thème "Comment (re)faire société", les participants se sont basés sur un travail de préparation d’un an au sein des régionales et du réseau associatif pour déterminer les actions de mobilisation concrètes et trois axes thématiques de travail pour les trois prochaines années. Ces trois thèmes sont la pauvreté et la cohésion sociale, la lutte contre les atteintes à l’environnement, et la lutte contre les extrémismes.

"Au point zéro d’une longue marche"

"Vendredi, nous avons évoqué et consolidé les principes classiques du Mouvement laïque, définis par Henri Bartholomeeeusen et auxquels on ne change rien. Ce samedi, nous voulions définir des thématiques qui nous sont moins habituelles, pour les travailler dans un monde qui est en train de changer. Nous allons les réfléchir, et mener sur ces sujets des actions de militance. Nous voulons également, sur ces thèmes devenus vitaux, construire des convergences au-delà du mouvement laïque. Aujourd’hui, nous sommes donc au point zéro d’une longue marche", indiquait samedi à Wavre la présidente du Centre d’action laïque, Véronique De Keyser.

La pauvreté, le climat et la lutte contre les extrémismes seront donc au centre du travail pour les trois ans à venir dans les associations laïques, regroupées en sept régionales en Belgique francophone. Ces thèmes ont été débattus à Wavre en ateliers et en compagnie d’experts, et des propositions de mobilisation ont aussi été mises au vote en fin de journée.

Voici celles qui ont été retenues au terme des travaux: individualiser et automatiser les droits sociaux en supprimant par exemple le statut de cohabitant, évaluer chaque politique sous le prisme de la question environnementale et de la justice sociale, et déconstruire le dogme de la croissance par exemple en réglementant et en limitant les publicités de masse et en mettant en place une éducation permanente et continue capable d’émanciper du néo-libéralisme.

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