La vague automnale de Covid-19 continue de se renforcer, faut-il s’en inquiéter?

La vague d'automne, qui selon le virologue Steven Van Gucht a commencé la semaine dernière, continue à se renforcer, vu les derniers chiffres de Sciensano.

Selon Marius Gilbert, «nous ne devons pas craindre une grosse vague comme au début de la pandémie »
Selon Marius Gilbert, «nous ne devons pas craindre une grosse vague comme au début de la pandémie » @BELGAIMAGE

Le nombre de contaminations au Covid-19 enregistrées et d’admissions à l’hôpital est en forte augmentation, selon les derniers chiffres de l’institut de santé publique Sciensano mis à jour mardi matin.

Une moyenne de 2.823 infections au coronavirus a ainsi été enregistrée quotidiennement entre le 24 et le 30 septembre, soit une augmentation de 26% par rapport aux sept jours précédents. Quelque 12.700 tests ont été effectués par jour en moyenne. Parmi ceux-ci, 23% étaient positifs.  L’écrasante majorité des cas (92,3%) de Covid-19 reste due au sous-variant Omicron BA.5.

Au cours de la même période, un peu moins de quatre personnes sont mortes chaque jour des suites du Covid (+42%). Depuis le début de l’épidémie en Belgique début 2020, 32.690 personnes sont décédées. Entre le 27 septembre et le 3 octobre, 94,3 patients Covid ont été hospitalisés en moyenne par jour. Cela représente une augmentation de 28% sur une base hebdomadaire. Il y a actuellement 1.294 patients atteints du coronavirus dans les hôpitaux belges, soit une augmentation de 39% par rapport à la semaine précédente.

Parmi eux, 74 se trouvent dans des unités de soins intensifs (+32%). Le taux de reproduction du virus est quant à lui de 1,13. Lorsqu’il est supérieur à 1, cet indicateur signifie que l’épidémie tend à accélérer. Il est toutefois en recul de 11%.

Vers le retour du masque dans les transports en commun?

Indubitablement en hausse, ces chiffres préfigurent-ils une dégradation de la situation sanitaire, et le retour de mesures particulières ? Lundi soir, sur le plateau de la RTBF, l’épidémiologiste Marius Gilbert s’est voulu rassurant. Pour lui, cette remontée des cas s’explique par les effets d’une vaccination qui commence à dater conjugués à l’arrivée de l’automne, plus favorable à la transmission.

Mais selon l’expert de l’ULB, "nous ne devons pas craindre une grosse vague comme au début de la pandémie. Par contre, cela nous montre que la transmission va redevenir plus intense dans les prochaines semaines et qu’il va falloir rehausser notre niveau de vigilance si on n’a pas envie d’être infecté et aussi penser à se faire vacciner surtout si on est plus fragile". Et l’épidémiologiste de rappeler les mesures à prendre à titre individuel, comme s’isoler en cas de maladie et porter le masque.

Au niveau collectif, Marius Gilbert ne voyait pas l’utilité de durcir la réponse face au Covid-19 : "Les projections ne nous indiquent pas une reprise de l’épidémie qui serait ingérable au niveau hospitalier. Dès lors, il est fort peu probable que des mesures fortes soient prises au niveau collectif. Maintenant, il n’est pas impossible que certaines mesures plus légères soient prises comme le port du masque dans les transports en commun", esquissait-il.

 

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