Le controversé imam Hassan Iquioussen arrêté près de Mons

L'imam marocain Hassan Iquioussen a été arrêté près de Mons, a confirmé à Belga le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne. Il était visé par un mandat d'arrêt européen délivré par la justice française.

Le controversé imam Hassan Iquioussen arrêté près de Mons
©PHOTOPQR/VOIX DU NORD

Le prédicateur, mis en cause en France pour des propos jugés " contraires aux valeurs de la République ", était sous le coup d’un arrêté d’expulsion signé par le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin. Introuvable depuis le 30 août, un mandat d’arrêt européen a finalement été émis à son encontre pour " soustraction à l’exécution d’une décision d’éloignement ".

Les enquêteurs français ont rapidement pensé qu’il avait fui en Belgique.  L’imam de 58 ans est né en France mais est de nationalité marocaine. Il était fiché S (pour sûreté de l’Etat) par le service de renseignement français (DGSI).  L’arrêt d’expulsion lui reproche " un discours prosélyte émaillé de propos incitant à la haine et à la discrimination et porteur d’une vision de l’islam contraire aux valeurs de la République ". Sa chaîne YouTube est suivie par 178.000 abonnés.

" Cet homme ne peut pas rester en Belgique "

" Cet homme ne peut pas rester en Belgique ", a déclaré sur Twitter la secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Nicole De Moor (CD&V). " Cela signifie que nous collaborons avec la justice pour le faire sortir du territoire. " La procédure de remise à la France de l’imam pourrait prendre plusieurs semaines si l’intéressé s’y oppose.

Entre querelles juridiques et batailles médiatiques, les débats autour de l’imam ont nourri l’actualité française du mois d’août, à partir de l’annonce de son expulsion vers le Maroc.

" Propos déplacés "

Né en France mais de nationalité marocaine, Hassan Iquioussen était fiché S (pour sûreté de l’Etat) par le service de renseignement français (DGSI).
Il avait été éclaboussé par une première polémique en 2004, épinglé pour des propos jugés antisémites dans un discours sur la Palestine. L’intéressé avait reconnu par la suite " des propos déplacés " et présenté ses excuses.

Son nom est réapparu ensuite régulièrement dans la presse et le débat public. Sa chaîne YouTube, où il délivre cours et sermons sur l’islam dans la vie quotidienne (pauvreté, violence, épanouissement dans le couple…), compte 178.000 abonnés

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