Fabrice Lamproye des Ardentes présente Liège : "Un sentiment d’appartenance plus fort que tout"

Fabrice Lamproye, co-président du festival les Ardentes, parle de Liège en passionné. Malgré les travaux et les affaires. Extraits de notre rencontre.

Fabrice Lamproye présente Liège
Fabrice Lamproye au pied des 374 marches de la Montagne de Bueren. © Jean-Luc Flemal

Vous êtes Liégeois. Pour rien au monde vous ne quitteriez votre ville?
Fabrice Lamproye – Non. Mon fils qui travaille et vit à Bruxelles la semaine veut revenir à Liège. Mes enfants ont grandi et étudié à Liège et ils y sont très attachés. Je suis assez étonné parce que comme parent on essaie de leur dire d’aller voir ailleurs. C’est une ville vraiment agréable, qui a une taille assez importante pour avoir un large panel d’offres. Et puis, il y a un état d’esprit liégeois… Quand tout va mal, on est très solidaires même entre gens qui se critiquent quand tout va bien.

D’où vient-il cet état d’esprit?
C’est un mystère, un sentiment d’appartenance plus fort que tout. Liège est dans un renouveau économique avec un incubateur de start-up. Énormément de petits commerces, d’artisans se démarquent des grandes enseignes. Liège regorge d’initiatives de commerçants courageux et audacieux.

Ce n’est pas une ville fermée sur elle-même?
Ah non! Les Liégeois sont très accueillants. Si vous venez, on vous ouvrira les bras. Le plus dur, c’est entre Liégeois. On n’aime pas quand l’un réussit mieux que l’autre. En fait, Liège a les défauts de ses qualités. C’est une ville un peu méditerranéenne avec un certain laxisme. On rigole toujours: si vous demandez à un policier liégeois, si vous pouvez vous garez à un endroit interdit, il dira “normalement, on ne peut pas”. C’est l’esprit. Mais on peut nous reprocher de n’être pas assez carré.

Qu’est-ce qu’on pourrait améliorer?
On pourrait donner de nous-mêmes une image moins bordélique, c’est certain. Et puis, on devrait accorder plus d’importance aux espaces verts et au vélo. On est à la ramasse à ce niveau-là. Liège est dans une cuvette et la plupart des Liégeois habitent sur les collines. Donc, dans la tête du politique, le vélo n’avait pas énormément de sens. Mais on est resté tributaire de cette vieille politique alors qu’il existe aujourd’hui le vélo électrique. Avec le tram, on va sortir les voitures de la ville. Mais on est tard.

Pourquoi vivez-vous dans Liège?
C’est comme ça depuis toujours, avec mes enfants et ma compagne. J’aime bien tout faire à pied. Du quartier nord à la gare des Guillemins, il faut trente minutes en passant par l’hyper-centre et le quartier historique qui est magnifique. On peut marcher très facilement d’un point à l’autre comme dans un grand village. On noue très facilement les contacts dans un quartier, c’est très chaleureux. Et on peut “s’auto-suffire” même si depuis trois ans, j’ai aussi une maison à la campagne. À Liège, on a une campagne très proche. L‘Ardenne est à une demi-heure. Tout est là pour qu’on soit bien.

Retrouvez l’interview complète de Fabrice Lamproye dans notre spécial Liège: la vie d’une ville

spécial Liège

© Moustique

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