Que pensent les Belges du bien-être animal?

Un sondage révélé par GAIA montre les préoccupations des Belges sur le bien-être animal et la législation qu'ils voudraient en la matière.

Poule en cage à Lakeside
Une poule en cage, le 19 avril 2022 à Lakeside (Californie) ©BelgaImage

Sept Belges sur dix se disent très préoccupés par le bien-être animal, et autant estiment que la législation à ce sujet devrait être plus stricte. Quatre compatriotes sur dix jugent en outre que l’abattage des animaux pour la production de viande est problématique, ressort-il d’une enquête de l’organisation de défense des animaux, GAIA, réalisée par l’institut de sondage Ipsos. Un sondage qui apparaît alors que le débat fait rage, notamment sur le traitement des animaux de laboratoire en Belgique.

Une préoccupation globale (avec nuances selon l’âge, la région…)

L’enquête a été commandée par GAIA à l’occasion de son trentième anniversaire, et Ispos a procédé à l’interview de 1.650 Belges, toutes provinces confondues, en avril dernier. Il ressort de ce coup de sonde que sept Belges sur dix sont (très) préoccupés par la souffrance animale et que plus de neuf sur dix le sont au moins "un peu". Bien que 64% des répondants jugent que la législation portant sur le bien-être animal a été améliorée ces dernières années, 74% sont favorables à un renforcement de celle-ci. Pour huit Belges sur dix, dont 86% dans la catégorie d’âge de 18 à 36 ans, les élus devraient prendre davantage de mesures relatives au droit des animaux.

Il apparait que les Wallons, accordent plus d’importance à la dignité des animaux, à la souffrance animale et à des législations plus strictes que les Bruxellois ou les Flamands. Il ressort en outre du sondage que quatre répondants sur dix perçoivent comme problématique la mise mort d’animaux à des fins médicales ou de recherches scientifiques. Presque autant de répondants partagent cet avis au sujet de la production de viande. La mise à mort d’animaux pour des raisons économiques agricoles pose aussi problème à 46% des sondés. Pour trois quarts des Flamands, la pratique de maintenir les poules pondeuses en cage devrait être interdite, comme c’est d’ailleurs déjà le cas en Wallonie.

Sur le même sujet
Plus d'actualité