De Croo: le Covid nous a contraint à prendre des décisions qui ne nous correspondent pas

Le Premier ministre a expliqué pourquoi il a pris des décisions qui ont froissé son parti durant la crise sanitaire du Covid-19.

Alexander De Croo à Bruxelles
Le Premier ministre Alexander De Croo à Bruxelles le 15 septembre 2022 ©BelgaImage

Au cours du congrès de son parti samedi à Anvers, le Premier ministre Alexander De Croo est revenu sur les décisions prises par son gouvernement pour freiner la propagation du coronavirus. Des mesures qui limitaient les libertés individuelles et qui ont fâché certains libéraux flamands.

"Dans quelle mesure tu peux être libre si tu n’as pas d’argent pour payer le chauffage?"

"Nous avons dû prendre des décisions qui n’ont pas été les plus simples pendant la crise du Covid. Suis-je entré en politique pour déterminer le nombre de personnes que des gens pouvaient recevoir chez eux? Pour mettre en place un couvre-feu? Non, c’est le contraire de ce qui me correspond", a déclaré le chef du gouvernement.

La thématique du congrès de l’Open Vld était précisément la liberté. M. De Croo a fait comprendre à l’assemblée que la liberté, à notre époque, n’avait vraisemblablement plus la même signification que quelques années auparavant.  "Pour moi, la liberté, c’est aussi essentiellement protéger les gens. Dans un moment comme celui-là, tu ne peux pas donner aux gens des opportunités ou des perspectives si tu ne tiens pas compte de la manière dont tu peux leur offrir une protection de base. Ce sont ces décisions que nous avons prises les derniers mois". Car comment peut-on profiter de sa liberté si on est intubé à l’hôpital, a souligné le Premier ministre. "Dans quelle mesure tu peux être libre si tu n’as pas d’argent pour payer le chauffage?". "Le libéralisme ne peut être une réussite que s’il est inclusif et pas exclusif", a-t-il poursuivi.

Les membres du parti ont tout de même approuvé samedi toute une série de propositions visant à désormais interdire certaines interventions des autorités lors de la crise sanitaire. Ils ne veulent notamment plus entendre parler de couvre-feu ou d’interdiction de rassemblement.

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