Une fille de Vladimir Poutine s’est rendue incognito en Belgique et en Allemagne

La fille du président russe s'est rendue en Belgique, visiblement sans capter véritablement l'attention des autorités belges.

Vladimir Poutine à Moscou
Vladimir Poutine le 9 septembre 2022 à Moscou ©BelgaImage

Katerina Tikhonova, une des filles du président russe Vladimir Poutine, s’est rendue en Belgique sans se faire repérer en 2018, rapporte samedi De Tijd sur la base de recherches du collectif allemand Paper trail media, du magazine Der Spiegel et du site web indépendant russe IStories. Il semble qu’à l’époque les services de sécurité belges n’aient pas vérifié ce qu’elle faisait sur le territoire belge. En plus de la Belgique, cette même mésaventure s’est également déroulée en Allemagne, selon d’autres révélations.

No comment de la part des autorités belges

Le vendredi 30 novembre 2018, Katerina Tichonova avait voyagé à bord d’un Boeing 737 d’Aeroflot, la plus grande compagnie aérienne russe. Le vol reliait l’aéroport russe de Cheremetievo à l’aéroport de Bruxelles. Son passage sur le sol belge fût furtif puisqu’elle était de retour la nuit suivante à Moscou. Katerina Tichonova avait alors voyagé sous son vrai nom, munie d’un passeport, dont De Tijd est parvenu à se procurer une photo.

Née en 1986 à Dresde en Allemagne, où son père travaillait alors comme officier du renseignement pour le KGB, la plus jeune fille du président Poutine, issue de son mariage avec Lyudmila Shkrebneva, avait pris le nom de famille de sa grand-mère maternelle. Le Centre de crise, la Sûreté de l’Etat, la police fédérale et Brussels Airport n’ont fait aucun commentaire sur l’affaire, écrit De Tijd.

Katerina Tichonova apparait depuis avril sur la liste des personnes visées par les sanctions financières européennes, américaines et britanniques. Ses comptes et autres avoirs doivent donc être gelés. Elle dirige un institut d’intelligence artificielle de l’Université d’État de Moscou. Elle est également à la tête du centre de connaissances Innopraktika, financé par de grandes entreprises russes dirigées par des oligarques proches du président Poutine. En parallèle, elle a également dirigé l’Union des Industriels et des entrepreneurs de Russie (RSPP) pour aider à contrer les sanctions économiques occidentales, décrit De Tijd.

La Belgique ne sera pas le seul pays à avoir eu ce genre d’histoire avec la fille du président russe. Comme le révèle Der Spiegel, cette dernière s’est également rendue plusieurs fois en Bavière à partir de 2015, sans en informer les autorités allemandes. Ces révélations seraient pour le quotidien la preuve que les services de contre-espionnage allemands sont défaillants.

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