Immigration: les nouveaux Belges en cinq chiffres

Chaque année, l’État octroie la nationalité à des ressortissants venus de l’étranger. En 2021, ils venaient surtout d’Europe, du Maroc et de Syrie.

un drapeau belge
© Adobe Stock

39.448

Le nombre de personnes qui ont acquis la nationalité belge en 2021. Cela représente 5.000 individus de plus par rapport à 2020 et 1.000 de moins par rapport à 2019.

9 %

Le taux de ces nouveaux Belges issus du Maroc, soit 3.611 personnes. Il s’agit du principal pays d’origine des nouveaux citoyens du royaume. Au total, 12 % des nouveaux Belges sont issus d’Afrique du Nord. 18 % d’Afrique subsaharienne.

2,3

L’ampleur de la plus haute évolution dans l’octroi de la nationalité belge entre 2020 et 2021. Elle concerne la Syrie, dont 3.287 ressortissants sont devenus belges l’an dernier, soit 2,3 plus que l’exercice précédent. C’est une conséquence de la crise migratoire de 2015. Au total, 24 % des nouveaux Belges viennent d’Asie occidentale.

33 %

La proportion des nouveaux Belges venus d’autres pays européens, membres (23 %) ou non (10 %) de l’UE.

50 %

En 2020, 49,9 % du nombre total de personnes devenues belges étaient des femmes. Bien que les chiffres de 2021 soient indisponibles, cette répartition serait assez constante.

Le point final

En Belgique, la nationalité peut s’acquérir via deux procédures. Premièrement, par attribution. Cette méthode concerne l’octroi automatique pour les mineurs adoptés par des familles belges ou ceux nés sur le territoire national. Deuxièmement, par acquisition, c’est-à-dire sur demande volontaire des immigrés. Le candidat doit pour cela être sur le territoire légalement et pour un “séjour illimité”. Pour le Centre fédéral Migration (Myria), dont les chiffres ci-dessus viennent du cahier “Nationalité”, cette législation est imparfaite. En effet, le système actuel de preuve du séjour légal se fait sur base d’une liste limitative de titres de séjour. Ainsi, le parquet a refusé la nationalité à une femme née en 1966 en Belgique d’une mère belge et d’un père étranger au motif qu’elle ne pouvait pas présenter les titres de séjour prévus par la liste établie… avant 1990. “Cette liste limitative est discriminante: elle exclut les étrangers qui ont un droit de séjour mais qui disposent d’un document qui ne figure pas sur la liste”, explique Myria.

Sur le même sujet
Plus d'actualité