La majorité des médecins généralistes refusent les nouveaux patients

Les chiffres sont assez semblables selon les régions mais les réalités varient en fonction de l'âge, du sexe et du type de pratique.

Consultation chez un médecin généraliste
©Belga

Six généralistes francophones sur dix (61%) ne prennent plus de nouveaux patients, ressort-il jeudi d’une enquête menée en ligne par l’hebdomadaire Medi-Sphere auprès de 366 médecins. En région de Bruxelles-Capitale, 51% des généralistes refusent des nouveaux-venus, un chiffre comparable à celui de la Flandre, tandis qu’en Wallonie 57% ont décidé de s’en tenir à leur patientèle actuelle.

Dans le sud du pays, 70% des répondantes disent refuser d’augmenter leur activité, contre 46% des hommes. En région de Bruxelles-Capitale, 53% des femmes et 49% des hommes disent non aux nouveaux-venus, détaille l’étude. Près de six médecins généralistes sur dix (57%) âgés de 36 à 45 ans compris et exerçant dans la capitale mettent un stop à l’extension de leur activité. C’est plus que chez leurs confrères et consœurs de 46 à 55 ans compris, qui sont quand même 44% à le faire, tandis que 40% des 26-35 ans le font déjà.

Les jeunes médecins refusent le plus

En Région wallonne, ce sont ces plus jeunes qui refusent le plus de nouveaux patients: 80% d’entre eux appuient déjà sur le frein. Le pourcentage reste néanmoins élevé dans les autres tranches d’âge, avec des refus chez 70% des répondants, dans la tranche d’âge des 36-45 comme des 46-55 ans.

À Bruxelles, 55% de celles et ceux qui exercent en solo n’étendent plus leur activité, alors que, proportionnellement, 45% s’en tiennent à leur patientèle dans les pratiques de groupe et 40% " seulement " dans les maisons médicales, pointe encore l’étude.

Au sud du pays, au contraire, c’est dans les maisons médicales et les pratiques de groupe qu’on rencontre la plus grande proportion de médecins qui refusent de nouveaux patients: 78% et 73%, respectivement. Parmi les raisons invoquées, figurent l’âge et la proximité de la retraite, les charges administratives, la qualité de vie, ou encore le niveau d’exigence des patients et la méchanceté de certaines personnes.

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