Wallonie: 240 scouts flamands expulsés pour nuisances

Le bourgmestre de La Roche-en-Ardenne a pris cette décision après plusieurs situations problématiques causées par le mouvement de jeunesse.

Camp scout
Camp scout ©Belga

Le bourgmestre rappelle que ce camp devait initialement se dérouler dans la commune d’Hotton. "Il y a vraisemblablement eu là-bas un surbooking. Ils ont fait le tour de la région, il y avait une possibilité qui se dégageait à Samrée. J’ai fait preuve d’une bienveillance que je n’aurais pas dû avoir", précise Guy Gilloteaux.

Selon lui, des nuisances ont déjà été relevées lors du pré-camp avec de la musique jusque 3h00 du matin. "Il y a eu une première intervention de la police. Le 21 juillet, il y a eu une altercation avec le tenancier d’une friterie. Le 24 juillet, ils ont allumé un feu alors qu’un arrêté de police l’interdisait en raison de la sécheresse. Des problèmes d’hygiène ont également été relevés. Durant plusieurs jours, ils n’avaient pas de toilette et faisaient leurs besoins dans un champ voisin, l’agricultrice s’en est plaint. Ensuite, leur feuillée n’offrait pas le confort nécessaire par rapport au domaine public. On m’a également rapporté des faits de mendicité alors que nous demandons aux camps de ne plus organiser ce genre d’activité. Enfin, cette nuit, il y a eu des faits d’intrusion dans des propriétés privées", poursuit le bourgmestre.

Ce dernier affirme que la police, une étudiante en charge des camps et le service administratif de la commune ont averti les responsables du camp avant que cet arrêté de police ne soit pris.
Actuellement, la commune accueille vingt-six camps différents sur l’ensemble de son territoire.

Leur fédération souhaite une médiation

La fédération Scouts en Gidsen Vlaanderen regrette que le bourgmestre de La Roche-en-Ardenne ait ordonné l’expulsion d’un groupe de scouts de Willebroek en raison de nuisances et espère qu’une médiation puisse être menée. Les autorités communales ont pris mardi un arrêté de police prévoyant l’expulsion de 240 scouts mercredi après-midi.

L’association flamande confirme que des plaintes ont bien été introduites pour des feux, strictement interdits par la commune en raison de la sécheresse, des nuisances sonores et des problèmes sanitaires.

"Les responsables d’unité qui se comportent de manière inappropriée peuvent être appelés à en rendre compte", précise le porte-parole de Scouts en Gidsen Vlaanderen, Jan Van Reusel. Il juge toutefois la décision d’expulser 240 jeunes à quelques jours de la fin de leur camp " disproportionnée ". Le mouvement de jeunesse regrette que l’ensemble des participants soient punis, alors que tous ne sont pas responsables des débordements.

Vingt membres de ce camp seront encore tolérés sur place jusqu’à samedi afin de procéder au démontage du matériel, a indiqué le bourgmestre, Guy Gilloteaux. Les scouts espèrent toutefois qu’une médiation puisse leur permettre de poursuivre leur camp, sans " querelle juridique ".

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