Les règles autour du folklore estudiantin vont changer

La ministre de l'Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, Valérie Glatigny (MR) a annoncé mardi le renforcement de la charte encadrant les activités festives et folkloriques estudiantines en vue de la prochaine rentrée académique.

Baptême étudiant ©BelgaImage
Baptême étudiant ©BelgaImage

Les organisateurs devront ainsi se signaler auprès de leurs établissements, et les prévenir des activités qui se déroulent. Les autorités locales devront également être prévenues lorsque l’évènement est d’une certaine ampleur. Le libre choix de boire de l’alcool et de consommer certains aliments, et de participer à certaines activités devra être explicitement signifié aux étudiants.

Les organisateurs devront également être attentifs à ce qu’il n’y ait aucune dérive sexiste ou discriminatoire. Le bien-être animal devra également être garanti.

Au sein du service d’ordre avec des étudiants ne consommant pas d’alcool, au moins une personne devra avoir été formée au brevet européen des premiers secours ou toute formation équivalente, afin de pouvoir intervenir très vite si cela est nécessaire. Il faudra par ailleurs prévoir une trousse de premier secours.

Une fiche médicale à remplir

Dans le cadre spécifique des activités de bleusailles, les organisateurs devront dorénavant s’informer sur l’état de santé des participants – via une fiche médicale remplie par les participants – et prendre les mesures nécessaires en fonction de possibles situations particulières. Les activités devront également être adaptées en fonction de la météo – pour éviter, par exemple, les cas d’hypothermie, les activités se déroulant à l’automne. Les participants devront fournir un numéro de contact en cas de problème.

Enfin, une analyse des risques physiques et psychologiques devra dorénavant être effectuée avant les activités. Des mesures de prévention devront être prévues. Il sera par ailleurs important que les endroits choisis pour les activités répondent à des normes satisfaisantes de sécurité.

Une charte à signer

Les organisateurs d’activités festives et folkloriques sont invités à s’engager à respecter la charte en la signant. Ils devront la communiquer aux participants.

Selon la ministre Glatigny, il existait déjà une charte relative aux baptêmes estudiantins depuis 2020, sous la forme d’un socle commun de règles afin que les fêtes étudiantes se déroulent dans des conditions de sécurité et de respect optimales. L’année académique en cours a cependant à nouveau été marquée par des incidents parfois dramatiques.

À la demande de Mme Glatigny, un groupe de travail – composé de représentants des étudiants et des autorités académiques – a été constitué à l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur (ARES). Celui-ci avait pour objectif d’analyser l’utilisation et l’efficacité de cette charte sur le terrain, et de la renforcer là où c’était nécessaire.

Ce travail a abouti jeudi dernier par l’adoption, au sein du Conseil d’Administration de l’ARES, d’une version renforcée de cette charte encadrant les activités festives et folkloriques estudiantines.

Les établissements d’enseignement supérieur et les cercles étudiants sont libres de la personnaliser et d’y apporter les éléments supplémentaires relatifs à leurs réalités culturelles et géographiques.

La ministre Glatigny a enfin précisé, par voie de communiqué, qu’une une conférence réunissant entre autres les autorités académiques, les cercles étudiants et les autorités locales et des experts psychosociaux sera organisée avant le début des activités folkloriques à la rentrée prochaine – le 6 septembre à Namur.

Objectif de l’événement: sensibiliser à nouveau les acteurs à la lutte contre la consommation excessive d’alcool dans le contexte des activités estudiantines, et partager les bonnes pratiques des cercles sur la manière d’organiser ce type d’activités en toute sécurité et dans le respect de l’intégrité physique et morale de tous.

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