Près de trois-quarts des ménages belges sont propriétaires de leur logement

Une enquête sur le comportement financier des ménages vient de sortir quelques résultats - préliminaires - plutôt surprenants.

propriétaire d'une maison
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Septante-deux pour cent des ménages belges sont propriétaires de leur habitation, ressort-il des résultats préliminaires d’une enquête sur le comportement financier des ménages publiée lundi par la Banque nationale de Belgique (BNB). Ce pourcentage, qui porte sur la période 2020-2021, est en hausse de trois points par rapport à la précédente enquête réalisée en 2017.

Sans surprise, les ménages d’une seule personne ou composés d’une personne sans emploi, les ménages plus jeunes, les ménages à faibles revenus ou dont la personne de référence est peu qualifiée sont proportionnellement moins nombreux à être propriétaires de leur logement.

En outre, 18% des ménages possèdent au moins une propriété qu’ils n’utilisent pas comme résidence principale. Dans la plupart des cas, il s’agit d’une seconde résidence.

Par rapport à l’enquête précédente, la valeur médiane des résidences principales des ménages belges a augmenté de 5% (après correction de l’inflation), à 296.000 euros.

Par ailleurs, plus de trois quarts des ménages déclarent posséder un véhicule motorisé (vélos électriques y compris).

Dette en baisse, patrimoine en hausse

S’agissant des actifs financiers des ménages, leur valeur médiane s’est accrue de 5% par rapport à la vague précédente de l’enquête, à 28.000 euros. Nonante-huit pour cent des ménages possèdent un compte bancaire, dont la valeur médiane a augmenté de 18%, à 14.000 euros. Cette hausse s’inscrit dans le contexte d’une consommation réduite de certains biens et services durant la pandémie, constate la BNB.

La moitié des ménages interrogés dit avoir une dette, la plus importante en montant étant l’emprunt hypothécaire. La valeur médiane de dette est en baisse de 16%.

Le patrimoine net médian des ménages, c’est-à-dire la somme de leurs actifs diminuée de la valeur de leur(s) dette(s), s’élevait à 242.000 euros, en hausse de 9% par rapport à la vague précédente de l’enquête. A peine trois pour cent des ménages belges interrogés avaient un patrimoine net négatif lors de l’enquête.

De manière générale, l’endettement est demeuré tenable, en dépit de la subsistance de poches de risque, particulièrement auprès des ménages les plus sensibles. Ces derniers semblent aussi avoir payé le plus lourd tribut à la crise du coronavirus. Pour autant, les résultats préliminaires ne mettent pas en évidence une aggravation des inégalités par rapport à la vague précédente de l’enquête, qui portait sur la situation observée en 2017, selon la BNB.

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