Voici comment le gouvernement De Croo peut augmenter votre pouvoir d’achat

La crise plane au-dessus de la tête des ménages belges. Mais à présent, le gouvernement De Croo a les clefs en main pour stimuler le pouvoir d'achat.

Pouvoir d'achat
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Le gouvernement fédéral avait sollicité une équipe d’experts pour étudier les pistes en capacité de limiter les effets de la crise sur le pouvoir d’achat. Les mesures débusquées doivent permettre de faire face à la hausse des prix de l’énergie et l’inflation galopante.

C’est ce qu’a présenté ce mercredi le gouverneur de la Banque nationale de Belgique (BNB), Pierre Wunsch, devant le conseil des ministres. La baguette magique n’existe pas. Les politiques devront arbitrer. Mais voici les propositions formulées :

– Réformer en profondeur le régime de taxation sur l’énergie

Les experts recommandent une fixation des prix reposant davantage sur les accises que sur la fiscalité indirecte. Ils plaident également pour une baisse de la TVA lorsque les prix s’envolent pour augmenter lorsque les prix sont à la baisse.

– Revoir au plus vite les barèmes fiscaux

Indexer les barèmes fiscaux en juillet plutôt qu’en janvier permettrait de diminuer le précompter professionnel et d’augmenter le revenu net des salariés.

– Protéger les ménages

Face à l’augmentation du prix de l’énergie, le gouvernement De Croo a mis en place une extension du tarif social pour certaines personnes. Problème : des citoyens sont exclus de ces aides alors qu’ils ne sont qu’à quelques euros parfois de pouvoir en bénéficier. Les économistes recommandent un élargissement des critères ou à l’émission d’un chèque-énergie.

– Réviser de la méthode d’indexation des salaires

Tous les salaires ne sont pas indexés en même temps en Belgique. Selon les experts, il faudrait harmoniser le système pour qu’aucun travailleur ne doive attendre janvier pour que son salaire soit adapté au nouveau coût de la vie.

– Suspendre momentanément la subsidiation dans le renouvelable

Pour les économistes, les mesures proposées coûteront à l’Etat. Or, le déficit ne peut être davantage creusé. Raison pour laquelle il convient de faire des économies. Pour le groupe d’experts, elles pourraient venir d’une suspension de la subsidiation des investissement dans les énergies renouvelables le temps que les prix des énergies fossiles restent à un tel niveau. Selon eux, le choix d’investir dans le renouvelable est à l’heure actuelle suffisamment rentable que pour que cela se fasse naturellement.

– Taxer les surprofits

Il s’agit de taxer davantage les secteurs dans lesquels ont réalise plus de profits en période de crise. C’est ce qu’envisage déjà la ministre de l’Energie Tinne Van der Straeten qui souhaite taxer davantage le secteur de l’énergie quand celui-ci bénéficie d’une hausse de prix.

– Réformer la formation des prix sur les marchés de l’énergie

Les experts invitent le gouvernement à saisir le niveau européen pour réformer la formation des prix de l’énergie. Ils recommandent également au gouvernement d’imposer aux fournisseurs l’obligation de proposer des contrats fixes pour éviter que certains ménages connaissent la déconfiture vécue par d’autres ces derniers mois.

– Soutenir la baisse de la consommation d’énergie

Les propositions émises par les experts sont multiples. La réduction de la vitesse sur les autoroutes, l’isolation des logements sociaux ou encore la baisse des subsides sur les voitures de société sont autant de pistes ouvertes.

– Augmenter le taux d’emploi

Les économistes soulignent en gras l’objectif des 80% de taux d’emploi. Selon eux, il faut réorienter les formations vers les métiers en pénurie. Il faut également faciliter la mobilité des demandeurs d’emploi.

Cette présentation n’était qu’une première version du travail réalisé par les sept experts. Ils ont jusqu’à la fin de ce mois pour finaliser leur travail.

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