10 choses à savoir sur le violeur de la Sambre

Le procès de Dino Scala s’est ouvert en France. Le criminel en série est jugé pour l’agression de 56 femmes, dont 8 Belges, entre 1988 et 2018.

dino scala le violeur de la sambre
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Prédateur

Âgé de 61 ans, Dino Scala a invoqué, au premier jour de son procès, un “instinct chasseur, prédateur” pour expliquer ses actes. Il est accusé de 17 viols, 12 tentatives de viol et 27 agressions sexuelles. Son avocate a demandé la prescription pour 26 des faits.

Frontière

Son terrain de chasse s’étendait sur une trentaine de kilomètres le long de la Sambre, de part et d’autre de la frontière franco-belge.

Cordelette

À chaque fois, il repérait ses victimes, âgées de 13 à 48 ans, les attaquait par-derrière et les immobilisait avec une cordelette. Toujours à l’aube.

Serviable

Jusqu’à son arrestation, Dino Scala était estimé de tous au sein du village français de Pont-sur-Sambre. Ouvrier à l’usine de Jeumont, marié et père de 5 enfants, ancien entraîneur de foot, il était décrit comme serviable, sympa. L’archétype du Monsieur Tout-le-monde.

Sur-place

Sa traque a duré trente ans. La police a multiplié les interpellations, les relevés ADN… Sans résultat. Le violeur de la Sambre restait introuvable. On envisageait même qu’il soit mort.

violeur de la sambre à son procès

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Portrait-robot

Dès 1997, une victime avait pourtant dressé un portrait-robot de son agresseur. Un dessin extrêmement ressemblant à Dino Scala, constate-t-on aujourd’hui. Mais le portrait se perd dans les méandres du dossier, lourd de plus de 1.000 procès-verbaux.

Erquelinnes

C’est en Belgique que l’enquête prend enfin un tournant décisif, en 2018. Une adolescente est agressée en février à Erquelinnes, dans le Hainaut. C’est la huitième attaque de ce genre sur la commune depuis 2004.

206

À proximité de la gare, des caméras de surveillance ont filmé une Peugeot 206 grise, immatriculée en France. En remontant la piste de son propriétaire, la police identifie Dino Scala. Couteau, cordelettes et gants sont retrouvés lors de perquisitions. L’ADN correspond.

Domination

En garde à vue, il invoque des “pulsions” incontrôlables. Il dira aussi “en vouloir” aux femmes et s’être toujours senti mal reconnu, tant dans sa vie professionnelle qu’affective. Selon des experts psychologues, il tirait plus sa jouissance de la domination d’autrui que de l’acte sexuel en soi.

Face aux victimes

Le procès qui débute devant la cour d’assises de Douai va permettre de donner la parole à toutes les vic­times. Dino Scala conteste une quinzaine des faits qui lui sont reprochés. Il risque vingt ans de prison. Jugement attendu le 1er juillet.

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