Hausse des indicateurs Covid-19: un rebond sous contrôle

Les contaminations et les admissions à l’hôpital sont reparties à la hausse cette semaine. En cause : les sous-variants d’Omicron, BA.4 et BA.5.

Hausse des indicateurs Covid-19: un rebond sous contrôle
A healthcare worker places solution droplets into a rapid antigen Covid-19 test at a Reliant Health Services testing site in Hawthorne, California on January 18, 2022. (Photo by Patrick T. FALLON / AFP)

Deux ans après le début de la pandémie, experts et autorités sanitaires ont appris à scruter la moindre variation dans les courbes épidémiques. Or, après un long déclin, les contaminations au Covid-19 ont repris un peu de vigueur ces derniers jours. Selon les dernières données de l’Institut de santé publique Sciensano, 1 357 nouvelles contaminations au Covid-19 ont été recensées en moyenne par jour entre le 1er et le 7 juin, soit une hausse de 3 % par rapport à la semaine précédente.

L’augmentation des cas s’est accompagnée d’un rebond des hospitalisations. Entre le 3 et le 9 juin, il y a eu en moyenne 55 admissions à l’hôpital par jour en raison du Covid, en hausse de 6 % par rapport à la période de référence précédente. En tout, 890 personnes positives au coronavirus sont actuellement hospitalisées, parmi lesquelles 71 sont traitées en soins intensifs (-7 %). Sur la même période, environ 6,4 personnes par jour sont décédées des suites du Covid-19.

Une reprise extrêmement modérée bien sûr, par rapport aux pics épidémiques que l’on a connu au plus fort de la crise. Ce rebond doit toutefois être souligné, surtout si l’on considère la courbe des hospitalisations, qui remonte pour la première fois depuis…52 jours. Alors, simple frémissement des indicateurs, ou signes avant-coureurs d’une prochaine vague(lette) ?

L’exemple du Portugal

"Ce rebond épidémique est lié à l’émergence des variants BA.4 et surtout BA.5", a  expliqué le porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus, Yves Van Laethem. Ces deux souches, présentes depuis plusieurs semaines en Belgique, sont en train de remplacer le précédent sous-variant d’Omicron, BA.2 : elles sont désormais responsables de plus de la moitié des infections dans le pays. Tout en restant prudent, Yves Van Laethem a dit exclure un  "impact majeur" des derniers rejetons d’Omicron sur les soins de santé dans les semaines à venir.

"On a peu de recul sur la situation belge, détaillait dans Le Soir Emmanuel André, microbiologiste à la KULeuven. Mais on peut analyser la vague de BA.4 et BA.5 en Afrique du Sud, qui se termine. Même chose au Portugal, où il y a aussi eu une vague BA.4 et 5 avec remontée des hospitalisations. Mais ces vagues sont restées relativement modérées par rapport aux précédentes. Et la différence par rapport à nous, c’est que le Portugal et l’Afrique du Sud n’ont pas eu de vague BA.2. Donc l’immunité par rapport à une infection récente est un peu différente chez nous. Bref, la situation reste plutôt favorable".

Et si la poussée des deux derniers sous-variants suit la même dynamique que BA.2, le système hospitalier devrait la passer sans encombre ;  en avril, même avec une remontée des cas et des admissions, BA.2 n’avait en effet affecté que très faiblement la courbe des soins intensifs. De quoi être encore peu plus rassuré pour l’été…

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