Grève nationale du 31 mai : Quelles sont les perturbations attendues ?

Un appel à la grève générale pour ce mardi 31 mai a été lancé par le syndicat socialiste. Rapidement repris par d’autre syndicats, on s’attend à de fortes perturbations, et ce dans tous les secteurs.

Panneau de gare SNCB
© Belga Image

Les syndicats entendent dénoncer le " malaise général " dans le secteur. C’est pourquoi, les transports en communs, les administrations, la collecte des déchets, l’enseignement mais aussi certaines chaines publiques seront perturbés dans la journée de mardi. Le front commun syndical dénonce un manque cruel de moyens et de respect du dialogue social de la part des autorités. De plus, les représentants des travailleurs veulent également réclamer plus de pouvoir d’achat, d’investissements ainsi qu’un renforcement des pensions. " La crise du coronavirus a montré qu’un service public fort est nécessaire dans les moments difficiles ", soulignent les syndicats.

Des administrations régionales et communales seront par ailleurs fermées, tandis que les pompiers participeront aussi à la mobilisation pour dénoncer le "peu d’intérêt" porté au personnel des zones de secours.

Les personnels de la RTBF et de la VRT prendront part à la grève eux aussi.

Les transports en communs fortement impactés

Sur le rail, le personnel de la SNCB participera au mouvement et l’offre de trains sera donc limitée du lundi 30 mai à 22h jusqu’au mardi soir. Un service minimum sera élaboré en fonction de la présence du personnel. Ce dernier sera communiqué la veille de l’action.

Même son de cloche du côté de la STIB, où l’on peut lire sur leur site " Le réseau de la STIB sera très fortement perturbé, le 31 mai, en raison de la journée nationale d’action organisée par les organisations syndicales. " Elle poursuit " La STIB invite ses voyageurs à prévoir des alternatives aux transports publics pour se déplacer. "
Des mises à jour régulières seront faites sur leur page Facebook et leur compte Twitter. Un call center sera également mis sur pied.

L’enseignement mobilisé, mais des disparités entre le Nord et le Sud

Dans l’enseignement, le syndicat socialiste flamand ACOD Onderwijs se joindra au mouvement de grève tandis que le CGSP couvrira les enseignants participants mais ne mobilisera pas massivement ses affiliés. En effet, ces derniers sont déjà impliqués dans une lourde série de manifestations pour réclamer un changement de cap de la politique scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Des actions régionales au programme

Des actions régionales auront également lieu dans toute la Belgique. Dans la région du Centre par exemple, la CGSP distribuera des tracts et installera des piquets bloquants à plusieurs endroits. Les militants seront présents tôt le matin à l’athénée provincial de Morlanwelz, au Plan incliné de Ronquières, dans plusieurs dépôts du TEC, devant les administrations communales de La Louvière et de Binche ou encore sur le site de l’intercommunale Hygea de Manage et des parcs à conteneurs. Et ce n’est que ce qui est connu, de nombreux appels à la mobilisation sont lancés, reste à voir lesquels seront suivis, et dans quelle mesure.

Bruxelles fortement perturbée

Cette grève générale arrive à point nommé pour la capitale. Alors que les 20km de Bruxelles paralyse la ville durant une bonne partie de la journée de dimanche, un sommet européen se tiendra du lundi 30 au mardi 31 mai et bouclera tout le quartier de Schuman ainsi que certains tunnels. Cette grève signe donc trois jours de perturbations pour les bruxellois pour qui une bonne dose de patience sera requise si ils souhaitent se déplacer dans la capitale.

Sur le même sujet
Plus d'actualité