Plan européen sur l’énergie: la Belgique s’estime mal payée

Le gouvernement belge critique le montant qui lui a été attribué par l'Europe pour l'aider à s'affranchir des énergies russes.

Thomas Dermine à Bruxelles
Thomas Dermine devant le Parlement fédéral, à Bruxelles le 18 mars 2021 @BelgaImage

Si la Belgique partage l’ambition européenne de s’affranchir du gaz et du pétrole russes, elle craint d’être lésée dans la répartition des fonds européens, rapporte le magazine Knack.

"Un non sens"

Du côté du secrétaire d’État à la Relance Thomas Dermine (PS), on estime ainsi que la construction financière des propositions censées permettre à l’Union européenne de s’affranchir de l’énergie russe d’ici 2027, se tient de guingois. Une opinion que partage le gouvernement, écrit le Soir. Les critiques portent notamment sur le fait que sur les 300 milliards d’euros d’investissements annoncés, seuls 20 milliards sont de l’argent frais. "Le reste, ce sont des prêts non utilisés par les États membres dans leur plan de relance et des fonds transférés d’enveloppes destinées à la cohésion sociale et à la politique agricole", explique le secrétaire d’État au quotidien.

La Belgique critique également la clé de répartition proposée par la Commission, qui est la même que celle ayant servi à attribuer les fonds européens dans le cadre des plans de relance nationaux post-covid. Selon ce mode de calcul, la Belgique aurait droit à 268 millions d’euros. "Un non sens" alors que la Belgique fait partie des pays qui souffrent le plus de leur dépendance au pétrole et au gaz russes, poursuit Thomas Dermine en avançant une clé de répartition alternative "plus conforme aux enjeux du plan européen". Ces différents points seront évoqués au sommet des chefs d’États européens lundi et mardi à Bruxelles.

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