La Belgique prévoit d’interdire les "thérapies de conversion"

Un projet de loi est sur la table pour interdire les «thérapies de conversion» qui visent les homosexuels.

La Belgian Pride dans Bruxelles
La Belgian Pride dans les rues de Bruxelles, le 19 mai 2018 @BelgaImage

La Secrétaire d’État à l’Égalité des genres à l’Égalité des chances et à la Diversité, Sarah Schlitz, travaille actuellement à l’interdiction des thérapies de conversion en Belgique, annonce-t-elle mercredi dans un communiqué. L’intention est que le projet de loi reçoive bientôt le feu vert de l’ensemble du gouvernement, rapporte-t-elle.

"Cette interdiction est un acte fort"

Les thérapies dites "de conversion" sont des pratiques qui visent à changer, supprimer ou éliminer l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou l’expression de genre des personnes LGBTQI+. Ces pratiques vont de la psychothérapie et des électrochocs aux coups et même au "viol correctif". Elles peuvent avoir lieu dans les domaines religieux, médicaux, sectaires, que ce soit par le biais de proches ou de pseudo-professionnels et avoir de terribles conséquences sur les personnes sur qui elles sont pratiquées.

Cette interdiction fera suite à une résolution du Parlement européen qui demandait aux États membres de l’UE d’introduire une législation visant à mettre fin à ces pratiques de conversion dans les meilleurs délais. Très récemment, l’Allemagne, la France ont introduit la criminalisation de ces pratiques. Hors UE, Israël et le Canada interdisent aussi ces pratiques. "Cette interdiction est un acte fort pour protéger les victimes contre cette violence symbolique, psychologique et parfois physique. Il s’agit aussi d’envoyer un signal au reste de la société : ceux qui ne sont pas malades ne doivent pas être soignés", commente Sarah Schlitz, citée dans le communiqué.

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