La Belgique accorde l’asile à l’ex-président équatorien Correa

Rafael Correa, condamné en Équateur pour corruption, a vu sa demande d'asile acceptée. Son pays natal a déjà réagi.

Rafael Correa à Guayaquil
L’ex-président équatorien, Rafael Correa, dans sa ville natale de Guayaquil le 5 février 2018 @BelgaImage

La Belgique a accordé le statut de réfugié à l’ex-président équatorien Rafael Correa. Dart a informé l’ancien chef de l’État vendredi à l’agence de presse française AFP. Correa a confirmé une information de l’agence de presse espagnole EFE.

Une demande d’extradition lancée

L’AFP a également pu consulter un document du Commissariat aux réfugiés et aux apatrides (CGRA), daté du 15 avril, qui confirme le statut de Correa. Correa a été condamné par contumace à huit ans de prison pour corruption en 2020. Après la fin de son mandat en 2017, il a déménagé en Belgique, d’où est originaire sa femme.

La justice équatorienne a annoncé plus tôt vendredi qu’elle avait lancé une procédure pour demander l’extradition de Correa de notre pays. Le président de la Cour nationale équatorienne de justice, Iván Saquicela, a déclaré à la chaîne Teleamazonas que la prochaine étape est "qu’au niveau diplomatique, les mesures nécessaires et indispensables soient prises pour concrétiser l’extradition". "Nous avons une condamnation ferme. Il y a un accord avec la Belgique et les accords internationaux, ainsi que la loi sur l’extradition, qui appuient notre demande en toute légalité. Il n’y a pas de jugements de valeur ici", a-t-il ajouté.

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